A’KKADA « Chroniques du bled »

Compagnie Amal Hadrami

10 août, 2010

« Depuis six mille ans la guerre Plaît aux peuples querelleurs, Et Dieu perd son temps à faire Les étoiles et les fleurs. » Victor Hugo

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 23:50

 

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Hier, il a plu.

Nous avons eu une pensée compatissante envers tous ceux qui transpiraient à grosses gouttes, la bouche sèche et l’œil hagard sous le soleil inquisiteur de Marrakech.

Ce qui étonnant, ce qui nous surprend encore après 21ans de vie en France, ce sont les trombes d’eau qui s’abattent pendant des heures voire des jours, oserons-nous dire des mois, sur villes, campagnes et êtres vivants condamnés à survivre dans ce pays.

Coincés sous de gros nuages noirs aux formes effrayantes qu’on croirait dessinés à la main par un auteur de livres pour enfants détestant les enfants.

C’est le moment de lancer : «  C’est un truc de ouf ! » parce qu’effectivement, c’est un truc de ouf. On regarde par la fenêtre – on est évidemment pas dehors à patauger dans l’eau – et on se dit qu’on est vraiment content qu’il ne pleuve pas comme ça au Maroc.

Vu l’état des routes, des habitations voire des moyens de transports – certains n’ont que leurs pieds et souvent qu’une imitation de chaussures au bout – on comprend mieux pourquoi Dieu à donner la richesse et de bonnes infrastructures aux occidentaux et à laisser l’Afrique en plan.

Après tout, pas besoin de gaspiller de la matière grise pour remplir des crânes qui de toute manière n’auront rien besoin de créer, vu l’installation permanente du soleil au-dessus de leur tête. Ou alors juste assez pour qu’ils puissent y placer un chapeau.

Donc, nous regardons cette pluie qui n’en finit plus de tomber, comme si jour après jour elle essayait vainement de balayer sur son passage la cruauté, l’ignorance, la bêtise, la méchanceté, l’égoïsme de l’esprit humain.

Malheureusement, les cœurs trop desséchés ne font que s’abreuver de cette eau purificatrice qui malgré elle fera fleurir au printemps de nouvelles idées exécrables.

A nouveau, nous pourrons oublier les gens qui meurent, la nature qui meurt, l’espoir d’un monde meilleur mourant avec eux. Nous pourrons nous regarder dans le miroir, lavés, et nous dire la tête haute : « J’ai tout compris, j’ai raison et je ne vois pas où est le problème » sans même sourciller un instant.

Lutte incessante, volonté insatiable, destin inévitable.

Cette goutte d’eau finira bien par nous recouvrir tous pour enfin marquer le point final à l’histoire de cette civilisation décadente. Il est grand temps que cette mascarade cesse.

2 août, 2010

Ca se passe de commentaires.

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 11:43

Propos recueillis sur france-info.com. No comment.

« Nicolas Sarkozy est arrivé à Grenoble en fin de matinée. Au programme : l’installation du nouveau préfet de l’Isère Eric Le Douaron, un ancien policier.

« Quand on tire sur un agent, on n’est plus digne d’être Français ». Nicolas Sarkozy souhaite le retrait de la nationalité pour toute personne d’origine étrangère ayant porté atteinte à la vie d’un policier, d’un gendarme « ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique ».

« L’instauration d’une peine de prison incompressible de 30 ans pour les assassins de policiers ou de gendarmes sera discutée à la rentrée ».

Le chef de l’État veut également que la naturalisation pour un mineur délinquant ne soit plus automatique à sa majorité.
« NOUS SUBISSONS LES CONSÉQUENCES DE 50 ANNÉES D’IMMIGRATION INSUFFISAMMENT RÉGULÉES…  »

Nicolas Sarkozy s’en est pris aussi à la responsabilité des parents d’enfants manquant l’école. Le gouvernement prépare déjà un texte qui permettra de mettre la responsabilité des parents en cause.

Une vague de violences urbaines déclenchée par la mort d’un malfaiteur, tué le 16 juillet dans une fusillade avec la police. Nicolas Sarkozy avait alors déclaré en Conseil des ministres que le gouvernement entendait mener « une lutte implacable contre la criminalité ».
Réponse du maire PS de Grenoble, Michel Destot : les pouvoirs publics n’ont pas à « faire la guerre » à la délinquance mais à « faire la paix » sociale pour donner la preuve de leur efficacité. »

30 juillet, 2010

Striptease ou l’émission du XXIème s.

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 0:03

 

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Nous sommes tombés la dernière fois sur un programme tv plus ou moins intrigant. En vérité, c’était une vidéo extraite d’une émission et mise en ligne sur Youtube. Qu’importe. Mais nous aimons les digressions. Et surtout l’exactitude des faits.

Donc, on y voyait un couple de campagnards – quand nous parlons de « campagne », il s’agit assurément de la vraie, de la profonde, de celle où seuls les aventuriers téméraires lasso en main et couteau suisse au bec osent se hasarder.

Un couple lambda, voudrait-on nous faire croire, traversant sa journée de la façon la plus naturelle qu’il soit. Nous, yeux grands ouverts, bouche bée, limite avec un filet de bave venant s’écraser sur le tapis du salon. Répugnant.

Non pas que nous soyons fascinés par leur existence passionnante de péripéties toutes aussi extraordinaires les unes que les autres. Non. Vraiment pas. Plutôt ébahis par un quotidien aussi lassant qu’invraisemblable.

Déjà, nous ne comprenons pas ou très peu ce qu’ils disent ; l’accent de leur parler ayant conservé toute l’authenticité du langage préhistorique. Ensuite, après nous être familiarisés avec le décor et les costumes que nous soupçonnons tout de même avoir été dérobés au musée d’à côté ou fabriqués à la va-vite avec les détritus du coin, nous nous laissons embarquer dans un univers rocambolesque et cheminons au fil des discussions sur des voies de réflexion nouvelles et surtout étonnamment absurdes.

L’homme tente, avec toute la sincérité, l’espoir et la naïveté du monde – on se demandait où ils étaient passés, maintenant on sait – de concevoir une soucoupe volante… Prenez le temps de digérer.

Une vraie, pas une maquette, pas un objet décoratif, non, une véritable soucoupe volante. Il a pensé aux hublots, à l’aménagement en bois et a même fabriqué un truc avec des fils en guise de système électronique. Sans oublier bien sûr la manette de pilotage. Ça, c’est un OVNI.

Il parle des extraterrestres, de ce qu’il fera une fois dans l’espace, élabore des théories sans queue ni tête mais il se comprend et c’est bien là l’essentiel. Sa femme aussi d’ailleurs semble entendre ses propos et parvient même à lui répondre. En même temps, elle garde dans une boîte son perroquet mort depuis quatorze ans. Son testament : une photo de lui au dos de laquelle elle a inscrit son vœu d’être enterré avec lui. No coment.

D’ailleurs, il n’y a pas de commentaires. C’est ça, le génie de l’émission. Comme ça, pas de subjectivité mal placée, pas d’influence sur le jugement du téléspectateur ; la culpabilité d’une pensée inconvenante revenant ainsi entièrement à celui qu’elle traverse.

Pourquoi regarde-t-on ce genre d’émission. Par curiosité malsaine ? Pour se moquer ? Se réconforter ? En tout cas, ça marche. Elles font de plus en plus de bébés, ces émissions, se multiplient, encore et encore, en une infini de petites émissions toutes aussi étranges les unes que les autres.

Prenez celle où un agriculteur choisit parmi des prétendantes – va savoir où ils les ont trouvé celles-là – celle qui partagera sa vie pendant quelques jours pour à la fin décider si oui ou non elle est fera une bonne compagne. ??????

Nous avons envie de dire : « Mais pourquoi vous faites ça ?!?!?! »

A croire que les OVNI, c’est nous.

24 juillet, 2010

Jamais sans mon IPhone/BlackBerry

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 22:54

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C’est en arrivant à Paris que nous nous sommes rendus compte de l’importance qu’ont pris les portables, Iphone, Blackberry et autres gadgets à la mode, dans le quotidien de ceux qui semblent être – en tout cas, ça reste l’appellation qui les qualifie – des êtres humains… . Ça frise l’hystérie. Et nous n’aimons pas les hystériques.

A la base, nous ne sommes pas fans du portable. Les gens pensent toujours que le fait d’en avoir un nous oblige à être dispo en permanence.  « JOIGNABLE !!! » comme dirait Gad. Nous n’aimons pas être joignables, pour tout le monde, en permanence.

A la limite, nous étions déjà légèrement irrités, notre peau légèrement rougie, notre cœur aux battements légèrement rapides et une légère fumée émanant de notre crâne légèrement en ébullition, alors que le portable faisait son apparition. Rappelez-vous. Tout le monde voulait en avoir un; tout le monde devait en avoir un. On aurait dit que c’était l’élément indispensable pour nous différencier du singe.

Ceux qui étaient contre finissaient quand même par en avoir un, tout en criant à qui voulait les entendre que ce gadget diabolique créé pour faciliter la communication ne faisait que nuire aux conversations en face à face. Yeux dans les yeux. On ne se parle plus, on ne s’écoute plus et déjà qu’on n’était pas doués en orthographe, mais là, avec ces « sms », c’est l’arrêt de mort garanti de la langue française.

Que devrait-on dire maintenant ?! Un seul mot nous vient, ou plutôt, un son :

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHIIIIIIIIIIIIIIIIOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Vous voyez le genre…

Aujourd’hui que notre téléphone fait ordinateur, console de jeux, lecteur vidéos, appareil photo, lecteur musique, caméra, agenda, répertoire, calendrier, réveil, GPS, disque dur, lampe torche, voire meilleur ami, il ne lui reste plus qu’à savoir rouler une pelle pour qu’on le demande en mariage.

Moins encombrant qu’un(e) petit(e) ami(e), et surtout plus pratique, franchement, il semble combler les attentes – mais vraiment toutes les attentes – de ses propriétaires. Dès lors, à quoi peuvent bien servir les autres êtres humains ? La décision est unanime. On passe son temps dessus, il ne nous quitte plus des mains, d’ailleurs si on pouvait trouver un moyen de se le faire greffer, là, ce serait le bonheur absolu.

Vous constaterez qu’il est impossible d’échanger plus de 15mots avec n le propriétaire d’un Iphone/BlackBerry sans que celui-ci n’y jette un œil ou ne vous dise : « Attends, j’regarde ça tout de suite, bouge pas ». En même temps, où allez quand le monde n’est qu’un réseau de téléphones ambulants reliés à ce qui ressemblait autrefois à un Homme ?

Rien ne se décide sans un regard à cette entité d’un nouveau genre, comme si elle semblait nous indiquer, de sa lumière aveuglante, la route à suivre… Nouvelle alternative pour ceux qui ne croient pas en Dieu, réjouissez-vous, l’IPhone/BlackBerry est parmi nous…

10 juillet, 2010

Alors et toi, c’est pour quand ?

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 22:19

 

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« Alors et toi, c’est pour quand ? »

Et ma main dans ta bouche, ça te dit ?!

Agressifs, nous ? Vous exagérez…

C’est juste que depuis que nous avons dépassé 25ans, franchi le cap du quart de siècle, titillé de plus près la trentaine, nous sommes malgré nous entrés dans la galaxie des mamans en devenir.

Toutes les femmes que nous fréquentions jusque là se sont transformés en utérus ambulant. Leur monde tourne en orbite autour d’un seul astre : l’enfant. Cette petite chose gesticulant en permanence réclamant une attention exclusive et ininterrompue.

A croire que le mot femme intègre obligatoirement la notion de mère. Si si, regardez bien, il est juste derrière.

Soit elles parlent d’en faire, soit elles essaient d’en avoir, soit elles sont enceintes, soit elles viennent d’accoucher, soit elles respirent déjà au rythme de leur progéniture, soit elles sont célibataires et se cachent derrière un arbre.

Les conversations se réduisent à des descriptions d’états de santé, conseils en tout genre, on s’extasie d’un rien et on s’effraie pour bien moins encore. A croire qu’avant, on ne vivait pas.

De quoi pouvaient-elles bien parler avant que leur ventre ne se distende, que leur seins ne deviennent mamelles et que leurs nuits ne soient un cauchemar qui n’en finit pas?

Apparemment de rien. Leur vie d’avant était forcément inintéressante au possible pour qu’elles décident, du jour au lendemain, de la sacrifier sans appel sur l’autel de la maternité. Enfin elles donnaient un sens à leur vie, une utilité, une raison de vivre, voire de quoi meubler leurs longues heures de solitude.

Sinon, comment renoncer à une existence sentimentalement et professionnellement passionnante pour se consacrer corps et âmes et un peu plus encore à sa descendance, laquelle en atteignant sa dixième année de vie ne voudra plus entendre parler de vous ?

Parce mauvaises sont celles qui osent enfanter sans être dans le sacrifice total de leur personne. A bat les sorcières ! Ces mères modernes qui prétendent pouvoir travailler tout en étant présentes pour leur enfant et pire encore, continuent d’avoir une vie personnelle, indépendamment du fruit de leurs entrailles !

A croire qu’au XXIème siècle, les hommes n’entrent toujours pas en ligne de compte. « Tant mieux pour elle si son mec participe et lui donne un coup de main » sont autant de propos insensés qu’actuels. Un coup de main ?

Et que dire à celles qui, ayant atteint la limite d’âge, en couple, jouissant d’un cadre de vie agréable, refusent tout simplement d’être mère ?

On leur sert inlassablement le même refrain :

« Alors et toi, c’est pour quand ? »

Et ma main dans ta bouche, ça te dit ?!

 

Eh beau goss!

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 0:05

 

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On s’offusque toujours devant les hommes qui sifflent une jolie fille (exception faite du Maroc où ils sifflent même les moches grosses et éclopées), leur lancent un compliment d’un raffinement inattendu en émettant des sons troublants et évocateurs.

 

La fille outragée détourne les yeux ou répond d’un regard perçant de mépris. Certaines iront jusqu’à marmonner une insulte à l’odeur d’eau de rose.

 

La nouvelle vague protectrice  des droits de la femme veut qu’on s’oppose à ce surplus de testostérone qui fait manquer de bienséance aux mâles en chaleur.

 

Pourtant, quand elle vit se mouvoir devant elle ce corps d’une musculature parfaite à la peau hâlée comme un cookie tout juste sorti du four, cette chute de rein dessinée par Léonard de Vinci lui-même, elle ressentit une envie irrésistible d’exprimer cette violente émotion qui la submergeait toute entière.

 

Bouffée de chaleur, palpitation, picotement dans la nuque, euphorie soudaine ; un peu comme après une journée de jeûne devant un bon petit plat mijoté par maman.

 

Après avoir réprimandé son instinct premier qui l’aurait fait croquer dedans, elle se retint in extremis pour ne pas balancer un « waouhhh ! » au moment où cette vision enchanteresse lui apparut. Sa bonne éducation l’en empêcha. Ça ne se faisait pas. Une fille de bonne famille ne draguait pas dans la rue. Une fille de bonne famille ne draguait pas du tout. Elle fait la belle jusqu’à ce qu’on la drague.

 

Mais elle ne voulait pas draguer ce bel éphèbe, ni même le séduire. Elle avait simplement été émoustillée par sa plastique alléchante et souhaitait le lui faire remarquer, comme pour le féliciter d’une telle réussite et le remercier de cet intense moment de plaisir.

 

La raison fut plus forte que l’instinct et elle ne put qu’admirer en silence cet apollon du XXIème siècle.

 

Tout en se léchant les babines.

 

 

7 juillet, 2010

Vous avez dit « vacances »?

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 14:19

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Vacances, soleil, plage, bronzage, sable fin, glaces et cocktails rafraîchissants.

 

Ça sonne bien.

 

Matelas gonflages, plongée sous-marine, balade en bateaux, châteaux de sable, beach volley.

 

Ça sonne toujours bien.

 

Randonnées matinales, journée à se prélasser, livres et magasines, match de foot sur la plage.

 

Ça continue de bien sonner.

 

Nous aussi, nous étions pressés de quitter la brûlante Marrakech pour nous jeter corps et âmes dans ce tourbillon de bonheur absolu.

 

Et puis nous avons pris l’avion et nous avons revu toutes ces têtes blondes qui commençaient déjà à se plaindre. Elles étaient partout, partout, piaillant de leur voix médisante tout autour de nous. A regarder tout le monde de haut avec compassion et mépris. A savoir mieux que tout le monde ce qu’il fallait faire en toute circonstance. A marcher sur tout ce qui se trouvait sur son chemin en souriant étrangement.

 

Trop tard pour faire demi-tour. Nous avions déjà oublié que certaines gens pouvaient être à ce point imbuvables. Nous nous étions accommodés des défauts nationaux qui malgré tout, restaient supportables.  Il va pourtant falloir faire avec. Faire abstraction.

 

Et puis ce fut le tour des moustiques de venir nous gâcher l’existence, les sales gosses à la piscine qui sautent sur tout le monde et réveillent en nous un instinct meurtrier – et hop que j’te coule quand le maître nageur tourne la tête, la manie de toujours installer sa serviette à dix centimètres de celle des autres –notamment de la nôtre – alors que la plage est vide, les coups de soleil, le sable qui colle, qui gratte, qui brûle, bref, tous ces petits trucs qui font que finalement, ce n’est pas si génial.

 

Heureusement, nous avons appris à relativiser. Et nous avons acheté des lunettes de soleil super opaques et des boules Quiès. Faut pas déconner. Nous avons aussi acheté des prises anti-moustiques, du spray anti-moustiques, de la pommade anti-démangeaison, de la crème solaire protection 50 et tout ce qui va avec. Nous avons dénoncé les sales gosses au maître-nageur, investi plage et piscine à l’heure du déjeuner quand les gens normaux mangent et alors que nous barbotons dans un bassin vide. A chaque problème, une solution.

23 juin, 2010

Tu vas te fermer, oui ou M….!

Classé dans : Chroniques du bled — cieamalhadrami @ 13:03

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Enfin, le moment tant attendu est là, il est l’heure de faire sa valise. Pour la plupart du commun des mortels, c’est l’affaire d’une heure. Vous l’aurez remarqué, nous n’en faisons pas partis.

 

1ère phase : Il faut savoir que nous avons toujours la fâcheuse impression de n’avoir rien dans nos placards. C’est vrai qu’ils débordent, incroyable, on se demande bien de quoi. Cette absence de fringues est tellement encombrante que nous avons dû investir l’armoire de la chambre d’à côté après avoir rempli une commode apparemment trop petite. Le tout en veillant régulièrement à ce que le panier à linge sale ne désemplisse pas.

 

Va falloir faire le ménage. Surtout que le premier mot inscrit sur notre liste de choses à faire pendant les vacances est : Shopping ! Bon d’accord, on n’a pas fait de liste mais l’idée reste la même, les soldes arrivent et nous sommes sur les starting-blocks. Faire le tri dans tout ça nous prendra quoi… quelques minutes ? Avec de longues heures d’hésitation, un dernier essayage, le cœur qui se déchire quand tout à coup, cette fringue pleine de souvenir vient s’échouer comme un vieux chiffon sans vie sur la pile des habits à donner. La larme à l’œil, en silence, nous détournons le regard. Il fait nuit quand tous les meubles ont été vidés. Des tas de fringues partout, plus de place pour bouger, la tête qui nous tourne de fatigue et d’émotion, il est temps de se coucher.

 

2ème phase : Ah, nous avons toutes les bonnes intentions du monde et c’est déterminés que nous nous mettons au travail avec pour seul leitmotiv : ne pas prendre beaucoup d’affaires vu nos projets d’achat. On prendra juste les derniers trucs qu’on s’est acheté et qui n’ont pas encore pu être amortis, les affaires qu’on ne peut mettre qu’en été – c’est l’occasion ou jamais, celles qu’on ne peut mettre qu’en France vu qu’au Maroc certaines choses vous valent encore quelques insultes voire quelques pierres, une tenue chaude parce que quand même, c’est la France et qu’on y reste jusqu’en septembre, une tenue de soirée parce qu’on ne compte pas jouer les ermites non plus, une tenue de plage, une de piscine, une de sport, une de « je traine à la maison » et … les chaussures, vestes et sacs qui vont avec.

 

Ok, le tout pourrait à vue d’œil peut-être tenir dans disons… trois valises comme la nôtre. M…… Falloir éliminer des trucs. Ça : Non… ça : Non plus. Ça : Sûrement pas.  Ça : Encore moins. Et ça : Oh non pas ça. Bon ben voilà. On garde tout.

 

3ème phase : Il est temps de trouver une solution sérieuse à notre problème. Réfléchissons. Déjà, nous n’avons pas trois valises. Hors de questions d’aller en acheter deux autres et d’avoir à se les trimballer tout seul à l’aéroport. Il faut que tout rentre dans l’unique, la seule, l’incontournable valise noire. C’est parti.

 

D’abord les pulls puis les jeans puis les tenues d’été légères et fragiles puis les chaussures puis les sacs puis les affaires de toilettes. Même en s’asseyant sur ce gros tas d’affaires, la fermeture n’avance pas d’un centimètre. Changeons de stratégie. D’abord les sacs puis les chaussures puis les affaires d’été légères et fragiles puis les jeans et les pulls et enfin les affaires de toilettes. Toujours pas. D’abord les affaires de toilettes puis les pulls et les jeans et enfin les affaires d’été légères et fragiles dans les sacs. Même pas en rêve. Si nous rangeons les chaussures dans le bagage à main, revêtons les affaires d’été légères et fragiles sur un jean avec un pull autour de la taille, abandonnons les affaires de toilettes que nous rachèterons à l’arrivée, jouons aux poupées russes avec les sacs jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un, nous ressemblerons à un pingouin mais au moins, plus besoin de valise !

 

4ème phase : Nous sommes dépités. Nous allons retirer certaines fringues en nous convaincant que d’autres toutes neuves et plus belles encore viendront bientôt prendre leur place, laisser derrière nous certaines affaires de toilettes, prendre les chaussures dans notre bagage à main (on sait jamais si notre valise est perdue, le plus important sera sauvé), demander au voisin obèse de venir s’asseoir sur la valise une heure ou deux et payer un supplément de poids pour les kilos de bagages en plus.

 

Qu’est-ce que vous voulez, on ne se refait pas. Et nous passerons sur le voyage de retour où toutes ces affaires devront faire de la place aux nouvelles acquises pendant ces deux mois de vacances !

7 juin, 2010

Ca passe…

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 16:26

 

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Bon, il est clair que nous n’aimons pas tout le monde.

En fait, il serait plus juste de dire que nous n’aimons personne.

Bien sûr, nous aimons nos parents, nos frères et sœurs, nos enfants et notre compagne ou compagnon de vie, certaines personnes que l’on pourrait qualifier d’amis proches et même certains membres de notre famille éloignée.

Si on ajoute certains collègues, finalement, ça commence à en faire du monde…

Oui, on est au courant, tout le monde a ses défauts, nous les premiers, et nous avons fini par accepter les gens comme ils sont et par les prendre comme tels. Au fond, ils ne sont pas méchants. Il se peut que certains soient cons, égoïstes, maniaques, excentriques, sentimentaux, radins, maladroits, laids, vulgaires, hautains, puants, blasés, inconscients, possessifs, condescendants, médisants. Nous le sommes tous un peu.

Donc, malgré tout, nous nous adaptons à eux et trouvons toujours le moyen de passer un moment agréable en leur charmante compagnie. Mettre de côté ce qui ne nous convient pas pour ne voir que le meilleur. Même si ça demande de creuser profond.

Evidemment, nous ne parlons pas d’Hitler. Quand les gens commencent à avoir du sang sur les mains, nous ne pouvons plus cautionner. Un peu de décence. Nous aussi, avons nos limites.

À part ça, entre les gens et nous, ça passe.

Mais nous préférons être seuls.

Nous sommes en meilleure compagnie.

À n’en pas douter.

C’est pour ça qu’il nous semble judicieux d’en déduire que nous n’aimons personne. Puisque nous n’aimons pas être avec eux. Ou en tout cas pas trop longtemps.

Depuis que nous avons un portable, notre vie est devenue infernale. Pour la plupart des gens, cela implique que nous soyons disponibles en permanence. C’est de l’esclavage. Il y a des moments où nous sommes occupés, si si, c’est possible : à travailler, à manger, à pisser, à discuter, à dormir, à regarder un film ou à un tas d’autres choses encore que nous serions sensés interrompre à la seconde où quelqu’un décide que maintenant, il veut nous parler.

Et malheur à celui qui ne décroche pas.

Insulte suprême du XXIème siècle.

Joignable. Voilà le maître mot. On ne comprend plus la nécessité d’un moment de solitude. Trop symptomatique d’un mal-être existentiel. Si on préfère être seul, c’est qu’on est misanthrope.

Apparemment, nous sommes misanthropes.

Mais ce qui nous exaspère le plus, ce sont les hypocrites. Ok, nous sommes peut-être un peu trop francs, un peu trop rentre-dedans mais à quoi ça sert de faire comme si on ne voyait pas la tâche au milieu de la figure… Mieux vaut se taire que de dire n’importe quoi. Malheureusement trop souvent nous perdons une occasion de rester silencieux. Quand on nous demande notre avis, faut pas s’étonner de l’avoir. Sans fioritures. Appelons les choses par leur nom !

Quand quelqu’un est excessif dans un domaine – trop radin, trop maniaque, trop lourd, trop mal habillé, pourquoi le penser tout bas, le dire par derrière et faire comme si de rien n’était face à lui? Pour ne pas le ou la blesser ? C’est absurde. Ça lui rendrait service ainsi qu’à tous ceux qui le fréquentent. Dites plutôt que vous avez peur de passer pour une personne méchante et qu’on ne vous aime plus. Le vilain petit canard.

 

Ça ne nous dérange pas, nous, d’être le vilain petit canard. Ça nous dérangerait plus de mentir. Alors nous ne décrochons pas au téléphone quand nous n’en n’avons pas envie, nous ne flattons pas les egos, nous ne nous rendons pas dans les soirées qui nous ennuient, nous donnons notre opinion en toute franchise quand on nous la demande, nous ne ménageons pas les esprits.

 

Nous sommes honnêtes et n’avons pas d’amis. Vous saisissez le paradoxe ? Les gens n’aiment pas voir la vérité en face. Nous cherchons nos défauts, nous y faisons face, nous les digérons et ensuite, on peut espérer y remédier. Mais être dans le déni, à quoi ça sert ?

On se définit à travers le regard de l’autre. Renvoyez-lui pour commencer une véritable image de lui qu’il puisse en faire de même pour vous.

Vous n’en n’avez pas marre d’être toujours correct avec tout le monde même avec ceux qui vous poignardent en y mettant la forme ? Ce n’est pas parce que vous allez sourire que vous serez mieux vus. La lâcheté n’a rien de respectable tout comme l’hypocrisie.

Notre réflexion s’emballe, s’égare alors nous préférons nous en tenir à ces derniers mots.

31 mai, 2010

Bonne fête maman!

Classé dans : Non classé — cieamalhadrami @ 15:57

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Comme des milliers d’enfants, nous avions l’habitude étant jeunes de toujours lire un poème à notre maman à l’occasion de la fête des mères. D’abord composé par nos maitresses, puis dès que l’on fut en âge, par nos propres soins.

En grandissant, comme bien des choses, cette tradition s’est évanouie. Nos mères ont dû se résoudre à voir leur progéniture devenir adulte et s’éloigner, les contraignant par cette fatalité à renoncer à un rituel pourtant réalisé avec tant d’enthousiasme pendant plusieurs années.

Ainsi, nous avons décidé de réparer les torts en leur offrant humblement ces quelques mots qui devraient leur rappeler quelques instants d’émotions passés. Mais malgré les années, ces mots sont toujours d’actualités.

 

Celui-ci pour le souvenir :

 

Une maman

« Des milliers d’étoiles dans le ciel,

Des milliers d’oiseaux dans les arbres,

Des milliers de fleurs au jardin,

Des milliers d’abeilles sur les fleurs,

Des milliers de coquillages sur les plages,

Des milliers de poissons dans les mers,

Et seulement, seulement une maman. »

André Bay

 

Celui-là comme un cri du cœur :

 

À notre mère

« Oh! L’amour d’une mère!  Amour que nul n’oublie!

Pain merveilleux qu’un Dieu partage et multiplie!

Table toujours servie au paternel foyer !

Chacun en sa part, et tous l’ont tout entier ! »

Victor Hugo

 

Et enfin ce dernier pour l’hommage :

 

Si de toutes les affections douces, de toutes les actions honnêtes et généreuses dont nous sommes fiers, l’on pouvait découvrir le premier et véritable germe, nous le trouverions presque toujours dans le cœur de notre mère.

Edmondo de Amicis

 

 

Bonne fête Maman !

 

 

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