A’KKADA « Chroniques du bled »

Compagnie Amal Hadrami

1 octobre, 2011

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Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 5:11

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C’est pourtant tellement simple.

Mais la peur nous aveugle.

Nos cœurs se gorgent d’un sang impur qui contamine notre esprit tout entier. La peur de l’inconnu. L’ignorance.

Nous étions là, heureux, satisfaits, curieux, naïfs, assoiffés, pleins d’une énergie nouvelle, prêts à accueillir l’avenir, confiants et forts.

Puis le voile s’est levé et le ciel s’est assombri. Une encre noire jetée à même la toile, dégoulinant d’une lenteur malsaine pour venir habiller de vérité notre âme d’enfant, de femme, de figurine.

Nous avons d’abord été sidérés, bouche ouverte, le cœur palpitant, incapable d’émettre le moindre son ; nous demandant comment cela avait-il pu être possible.

Nous avons gratté, contourné, escaladé, recouvert, transpercé, brûlé mais rien, rien ne pouvait effacer cette encre noire jetée à même la toile, dégoulinant d’une lenteur malsaine pour venir habiller de vérité notre âme d’enfant, de femme, de figurine.

Alors le sang s’abattant violemment sur nos tempes encore et encore et encore, la chaleur née de notre propre chair envahissant tout notre être, un sentiment obscur et ravageur se distillait dans nos veines et régnait bientôt en terrain conquis. La colère.

C’était l’heure de se laisser submerger.

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