A’KKADA « Chroniques du bled »

Compagnie Amal Hadrami

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2 octobre, 2011

Injustice

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 16:56

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Oh toi.

Nous voudrions te chasser. Te chasser de notre vie, de notre terre, de notre esprit. Oh toi. Disparaît.

Nous voudrions que tu sois un objet afin de pouvoir te tenir dans nos mains et presser, presser si fort que tu deviendrais poussière. Et nous brûlerions tes grains. Et nous enfermerions le fruit volatile de ta calcination dans un bocal en verre. Et nous le jetterions dans le néant.

Oh toi. Tu nous as lacérés de toute part. Combien d’insomnies, combien de salive sécrétée, combien d’énergie évaporée pour t’exorciser. Nous ne pouvions te concevoir, nous ne voulions te concevoir, nous ne devions te concevoir. Notre esprit torturé par ta seule existence. Oh toi. Assassin de nos illusions.

Tu as plongé l’ardeur de notre jeunesse dans un bain d’eau glacée, tu nous as poignardés à visage découvert et détruit le peu d’espoir qui subsistait. Tu as prouvé ton éternité et ta constance alors que nous allons mourir. Oh toi. Savoures tes moments de gloire car tu es partout.

Contemple. Un cœur incorruptible sur lequel tu n’as pas d’emprise. Alors nous partirons sans aucune illusion mais le sourire aux lèvres.

1 octobre, 2011

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Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 5:11

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C’est pourtant tellement simple.

Mais la peur nous aveugle.

Nos cœurs se gorgent d’un sang impur qui contamine notre esprit tout entier. La peur de l’inconnu. L’ignorance.

Nous étions là, heureux, satisfaits, curieux, naïfs, assoiffés, pleins d’une énergie nouvelle, prêts à accueillir l’avenir, confiants et forts.

Puis le voile s’est levé et le ciel s’est assombri. Une encre noire jetée à même la toile, dégoulinant d’une lenteur malsaine pour venir habiller de vérité notre âme d’enfant, de femme, de figurine.

Nous avons d’abord été sidérés, bouche ouverte, le cœur palpitant, incapable d’émettre le moindre son ; nous demandant comment cela avait-il pu être possible.

Nous avons gratté, contourné, escaladé, recouvert, transpercé, brûlé mais rien, rien ne pouvait effacer cette encre noire jetée à même la toile, dégoulinant d’une lenteur malsaine pour venir habiller de vérité notre âme d’enfant, de femme, de figurine.

Alors le sang s’abattant violemment sur nos tempes encore et encore et encore, la chaleur née de notre propre chair envahissant tout notre être, un sentiment obscur et ravageur se distillait dans nos veines et régnait bientôt en terrain conquis. La colère.

C’était l’heure de se laisser submerger.

 

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