A’KKADA « Chroniques du bled »

Compagnie Amal Hadrami

24 août, 2010

On a tué untel… et alors?

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 23:33

 

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Aujourd’hui encore, alors que nous sommes au XXIème, que nous avons traversés des dizaines, des centaines, des milliers de guerres, aujourd’hui encore, nous nous demandons comment a-t-on pu si aisément banaliser le meurtre.

Ce n’est pourtant pas rien.

Nous allumons la télé, nous voyons des populations décimées par la main de l’homme, à coups de machettes, de bombes, de famine ou de politique, nous voyons des mères tuant leurs enfants et des enfants tuer d’autres enfants, nous voyons des riches commanditer la mort d’autres riches et des pauvres assassiner des plus pauvres encore pour les voler, nous voyons des frères se faire égorger pour un héritage et des sœurs se poignarder pour un mari, nous voyons des tueurs en série, nous voyons des dictateurs en série, nous voyons des morts en série.

Et on s’habitue. On s’habitue à l’horreur.

« Tu sais que untel a tué unetelle ? Ah bon mais pourquoi ? Ben j’sais pas, d’ailleurs, personne ne sait… » Y-a-t-il de raison recevable de toute manière…

« Tu sais que la guerre a été déclaré dans tel pays ? Ah bon mais pourquoi ? Encore une histoire de pétrole certainement… » Certainement.

« Tu sais qu’il paraît qu’en Inde, y a des gens qui meurent dans la rue ? (Pas besoin d’aller jusqu’en Inde…) J’t’jure, tous les gens qui sont partis reviennent changés, il paraît que quand t’es allé là-bas, ça te change ta vie… » Les gens ne peuvent-ils réellement se rendre compte de la misère qu’en ayant son odeur au nez ?

« Oh là là, encore une carte de l’Unicef, j’peux pas regarder ces petits enfants avec le ventre gonflé, c’est pas bien de se servir de ça pour récolter de l’argent… » C’est surtout pas bien d’avoir besoin de faire ça pour que les gens pensent à donner…

On est vivant et puis on est mort. En une seconde. Parce quelqu’un l’a décidé. Comme ça. Aucun appel. On est là et puis… on n’est plus là. Notre esprit, notre histoire, nos sentiments, nos rêves, nos révoltes, nos amours, celui que nous étions enfant, adolescent, adulte, celui-là disparaît, d’un coup. Boum. Il n’existe plus. Il ne respire plus. Il ne pense plus. Il n’est qu’un corps inerte, inutile. Il parlait, riait, s’énervait, dansait, ronflait et maintenant il n’est plus rien qu’un corps inerte. La vie s’est échappée, le souffle a disparu. Il n’est qu’un corps inerte.

Nous voudrions comprendre comment peut-on ne pas s’effondrer à chaque fois qu’une vie est ôtée par la main d’un homme, s’indigner, pleurer de tout notre soûl, y a-t-il une chose plus horrible, plus cruelle ? Pourquoi ne pleure-t-on que nos proches ? Pourquoi ne pleure-t-on que les gens bien ? Ou plutôt, que ceux qui ne font pas trop d’erreurs ? Personne ne mérite de se faire tuer. Une flèche devrait nous transpercer le cœur à chaque fois qu’une balle déchiquète celui d’un enfant, nous ne devrions jamais nous habituer à apprendre le meurtre de quelqu’un sans que cela ne provoque d’émotion bouleversante en nous.

Nous ne devrions pas accepter d’être sans cœur.

« On va quand même pas se mettre à chialer chaque fois que quelqu’un meurt, on s’arrêterait plus ! » Et bien, ne nous arrêtons plus ! Serait-ce donc là votre réponse à l’inhumanité ? Trop insupportable ce massacre alors au lieu de le vomir, on apprend à vivre avec, à tourner les yeux et à  oublier ? Chacun ses petits problèmes n’est-ce pas…

Nous ne voulons pas devenir comme ça.

Nous ne voulons devenir insensibles.

C’est vrai, nous n’avons plus vingt ans pour nous révolter contre tout et espérer un monde meilleur, loin de nous cette utopie d’un autre temps. Nous savons notre civilisation condamnée et nous souhaitons même que l’agonie ne dure pas trop longtemps. Mais le peu de temps qu’il nous reste, nous ne le passerons pas à regarder les autres mourir en pensant à ce qu’on mangera ce soir.

Et vous ?

18 août, 2010

Et toi, qu’est-ce que tu lis?

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 16:08

 

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Nous étions dans une grande surface. Un supermarché. L’un de ces endroits où l’on va avec une liste bien précise de choses à acheter et d’où l’on ressort avec trois caddies pleins à ras bord.

En toute logique, nous nous arrêtons aux rayons des livres. Voir les dernières sorties, les livres mis en avant, les auteurs qui marchent et Oh ! Stupéfaction !

Mais qu’est-ce que c’est que cette effervescence de livres sur les femmes voilées maltraitées, malheureuses, contraintes et lapidées ! De part et d’autres de l’étalage, une surabondance de visages meurtris derrière une burka, témoignages poignants, titres aguicheurs, photos pleines d’émotions. Et juste à côté, le visage de Sarkozy, souriant.

D’un côté, nous sommes heureux de voir que la littérature d’auteures arabes soit si largement exposée, que l’on parle enfin de ces problèmes existants depuis de siècles et que subitement, on soutienne le juste combat de ces femmes exilées.

D’un autre, on n’en revient pas de constater l’hideux procédé de mettre en avant ces destins tragiques pour décrédibiliser l’Islam. Comment voulez-vous qu’on ne fasse pas d’amalgame. A chaque fois qu’on voit une femme voilée ou un homme barbu, le sous-titre qui l’accompagne est systématiquement violent, négatif, sacrément flippant.

Si nous ne vivions pas dans un pays musulman, sachions ce qu’est l’Islam et comment sont les musulmans, nous aussi, nous aurions peur.

Nous voulions acheter un livre mais nous n’avons trouvé que des romans de Marc Lévy avec des gens qui les achetaient (si, c’est possible), des biographies de politiciens qui règlent leurs comptes, des témoignages donc de victimes du fanatisme musulman, des classiques de Molière (ah quand même), des bouquins de cuisine (« comment cuisiner avec un frigo vide »), quelques uns sur les bébés (« comment bien éduquer ses gosses si vous ne voulez pas finir en taule ») et deux exemplaires des chroniques de Stéphane Guillon.

Qu’avons-nous acheté ?

Rien. Oui, c’est vrai, nous avons été tentés par le dernier mais à vingt euros pièce, nous nous sommes rétractés.

Nous nous sommes demandé comment le responsable de ces rayons avait sélectionné les livres en librairie.

« Alors, vous me mettrez d’abord les romans à l’eau de rose du mec, là, celui qui est connu, pour les mères célibataires, femmes au foyer, toutes les ménagères qui trouvent leur vie pathétique et ennuyeuse, voilà, c’est ça, celles qui lisent sur leur terrasse l’été pendant que Mr boit des bières devant les championnats d’Europe de natation. Mais attention, pas trop compliqué mais vraisemblable quand même avec des voyages et des bouquets de fleurs.

Laisse tomber les bouquins de prolo, ben non, les pauvres ça lit pas, ça se saurait, en tout cas, ils n’achètent pas de livres donc mets moi plutôt des trucs pour les gosses, tous les trucs qu’ils doivent se taper en classe, les Molière et compagnie, et aussi le mec avec les histoires sur les animaux, ouais, c’est ça, La Fontaine, ouais et aussi pour les touts petits, les trucs débiles avec des images mal dessinées.

Bon et puis surtout, pour mon présentoir, tout ce qui parle de Sarko, les portraits, les éloges, les bio des politiques, du De Gaulle, du Mitterrand, de la Ségo, du Sarko-fils et surtout, j’veux du Domenech, des pages sur le foot, les bleus, la cata de l’équipe de France, tout ça tu vois.

Guillon ? Bof, trop grande gueule, pas sûr que ça marche, ben, mets-en deux, ya toujours des anars que ça peut intéresser.

Rajoutes moi des trucs étrangers avec des voiles, des burkas, ça c’est d’actualité, ça va partir comme des petits pains, c’est sur, les gens sont flippés et en plus ils aiment bien le pathos, tu m’étonnes, ça réconforte de voir que c’est pire ailleurs et puis t’as bien vu, les gens, ils aiment pas ces histoires de barbes, les arabes ouais les musulmans avec leurs femmes battues et tout, là, mets moi c’que t’as.

Bon ben ya plus qu’à balancer les recettes de grands-mères, les livres des films qui ont marché, quelques BDs et c’est réglé ! »

Ouais.

Il est grand temps d’écrire un livre.

16 août, 2010

Arrête de paniquer, c’est moi qui jeûne!

Classé dans : Chroniques du bled — cieamalhadrami @ 20:47

 

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Chaque année, c’est le même refrain :

« Oh là là, pas manger encore ça va, mais pas boire, c’est horrible ! J’sais pas comment tu fais, moi j’pourrais pas… »

Ça tombe bien, ce n’est pas toi qui le fait, le Ramadan, petit être stupide !

Pourquoi les gens se sentent-ils toujours obligés de deviser sur toutes les traditions et devoirs religieux dès que l’occasion se présente ?!

Le pire est que toutes ces réflexions et questions idiotes ne sont faites ni par curiosité, ni pour s’endormir moins cons, loin de là leur objectif, non, c’est tout simplement pour exposer leur opinion négative sur la question.

A quoi ça sert ? On ne sait pas trop. À s’écouter parler, certainement.

À mi-chemin entre la moquerie gratuite et la critique négative.

Ont-ils l’impression de se sentir supérieurs en refusant de se soumettre à l’autorité divine ? Se sentent-ils plus libres ? Se sentent-ils plus malins en obéissant à Sarko plutôt qu’à Dieu ? Ou, comble de l’ironie, se sentent-ils plus intelligents ?

En tous cas, ils donnent toujours l’impression d’essayer de dissuader ceux qui le font de faire le Ramadan.

Ils semblent faire appel à toute leur matière grise pour émettre des arguments raisonnables et tenter de les convaincre de l’absurdité de cette démarche,

« … et puis, c’est très mauvais pour la santé, vous n’écoutez pas les infos ? 5 fruits et légumes par jour et 1,5L d’eau ! Et  excusez-moi mais c’est totalement inapplicable à l’époque actuelle, peut-être qu’au Moyen-âge (ils ne devaient pas écouter en cours d’histoire pour situer la naissance de l’Islam à cette époque mais bon), les horaires étaient adaptés mais de nos jours, ça n’a plus aucun sens, j’veux dire, vous voyez bien que vous êtes complètement décalés avec notre temps ! Enfin ! A l’heure où on parle bourse, mondialisation, pouvoir d’achat et heures sup, vous arrêtez de manger et boire pour compatir avec les pauvres ! Vous voyez le décalage ! Si vous voulez compatir ben allez en Afrique ou en Inde ou envoyez-leur votre repas de midi par La Poste! »

Que répondre à cela ? Rien, il suffit de sourire en marmonnant un « oui oui peut-être, ah pardon, mais j’dois y aller, bye ! »

Ça ne sert à rien de dépenser de la précieuse salive à expliquer les motivations d’un tel acte, de toute manière, ils ne veulent pas comprendre. Nombre de pratiquants ont essayé, ils ont laissé tomber.

Pas d’échange possible. Clairement, ils ne digèrent pas le fait qu’un être humain normalement constitué s’obstine à suivre cette règle religieuse. Plus que ça, ils voudraient bien qu’il arrête.

Surtout que nous sommes en France. Donc, pas contraints par la loi. Donc libres de ne pas le faire, t’inquiète, personne ne t’en tiendra rigueur.

Oui, apparemment, ils n’ont pas bien compris le principe de foi.

Ni celui de libre-arbitre.

Passons.

Nous voudrions leur dire qu’il est grand temps de lâcher l’affaire.

Nous voudrions leur dire que tous leurs mots n’auront jamais la force de ceux qui dictent sa conduite à un croyant! Donc, ça ne sert à rien d’insister, l’ami… Allez, lâche le nonoss !

Nous voudrions leur dire que ce n’est pas difficile pour lui de jeûner un mois durant. Tout le monde sait que l’esprit peut tout. Annihiler une grossesse, convaincre des millions de gens de voter pour un con, faire oublier la famine dans le monde juste en regardant TF1 et créer l’état amoureux envers une personne très très très moche. Alors supporter la faim et la soif quelques heures, les doigts dans le nez.

Nous voudrions leur dire qu’il aime ce mois d’introspection, de retour aux sources, aux valeurs familiales, de raffermissement de sa foi comme les chrétiens aiment la période de Noël avec ses crèches et ses messes de minuit ou que certains aiment la saison de la coupe du monde de football avec ses packs de bières et sorties entre potes.

Nous voudrions leur dire de se réjouir si ça leur fait plaisir de tous les croyants musulmans qui ne jeûnent pas, boivent de l’alcool et enfreignent d’autres préceptes religieux et de se vanter d’en connaître un, deux, une centaine car tout cela n’a pas d’emprise sur lui. Si le monde était régi par la logique, ça se saurait. Ils ne pensent pas sérieusement qu’il va leur dire « ah bon, certains ne le font pas ? Alors moi non plus ! ». Ou ils sont sacrément atteints.

Nous voudrions leur dire de se poser la question de savoir en quoi la foi peut-elle les déranger. Parce qu’apparemment, elle les dérange. Comme un furoncle au milieu du dos.

Trop de contradictions tuent la contradiction !

Ramadan : NON ; Cornes de gazelles de la fête: OUI.

Voile et djellaba : NON ; hammam et huile d’argane : OUI.

Fête du mouton : NON ; tajines de viande : OUI.

Gendre musulman : NON ; vacances gratuites au Maroc : OUI.

Coran : NON ; musique arabe : OUI.

Arabes dans le quartier : NON; arabes dans l’équipe nationale : OUI.

Ils ne veulent pas le Beur mais l’argent du Beur. Comme d’hab.

Nous voudrions leur dire d’être plus curieux, plus ouverts, plus détendus et surtout d’être moins cons mais nous avons cessé d’espérer, c’est peine perdue quand on voit qui dirige le monde qu’ils ont créé, là, tout est dit.

Alors bon Ramadan à tous, bon Shabbat, bonne Fête de tout ce que vous voulez fêter, joyeux Noël et bon anniversaire, joyeuse Pâques et joyeux Hanoukka !

Et j’oubliais : Bonnes Vacances !

 

 

13 août, 2010

« L’histoire a pour égoût des temps comme les nôtres » Victor Hugo

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 22:12

 

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Cette fois, c’en est trop.

Les gens sont-ils foncièrement stupides ou foncièrement xénophobes ? Ne cherchez pas, ce n’est qu’une question de rhétorique.

Apparemment, ils sont les deux.

Une boule au ventre. Des sueurs froides. Un angoissant pressentiment. La désagréable impression de se sentir glisser dans un lac de sables mouvants.

Point de retour.

Nous connaissons cette histoire. Nous l’avons déjà lue. Nous l’avons même étudiée. Nous avons parfois ri, parfois pleuré mais nous avons toujours gardé cette tranquillité d’esprit, assise par le fait que nous savions que jamais nous ne vivrons cela. Ce genre d’erreur, ce genre d’horreur ne peuvent se reproduire. Nous étions confiants ; nous étions à l’abri.

Et puis nous avons vu les choses s’installer, petit à petit, discrètement.

Nous avons vu un petit serpent vicieux s’immiscer dans nos vies.

Nous avons vu les signes. Nous n’y avons pas cru. C’était impossible. Ça ne pouvait pas recommencer. Tout ça n’était que de l’Histoire, inscrite dans nos livres d’école pour ennuyer des élèves boutonneux à la voix qui mue.

Rappelons-nous. Nous lisions tous les récits d’avant-guerre, nous nous demandions tous comment ils n’avaient pas vu venir. C’était tellement énorme, tellement évident.

Et aujourd’hui que cela se produit, se reproduit, nous nous demandons à nouveau comment les gens ne voient pas venir.

Alors que les français sont en vacances en train de se détendre mots croisés à la main au bord d’une plage polluée, les journaux décrivent des dirigeants politiques en train de faire passer de nouvelles lois qui ne devraient même pas être évoquées.

Comment peut-on officiellement déclarer qu’à compter d’aujourd’hui la justice sera à deux vitesses selon que l’on soit français de souche ou nationalisé !

Comment peut-on décemment défendre l’idée de créer un lien direct entre origine culturelle et délinquance !

Comment un état peut-il si rapidement se fasciser sans que personne ne s’en aperçoive ! Que personne ne s’offusque !

Alors qu’on fait des grèves à longueur d’année pour un oui ou pour un non, là, étrangement, silence radio. C’est vrai que des conneries, en politique, c’est monnaie courante et que ce genre d’absurdités racistes, d’ordinaire émises par l’extrême-droite plutôt que par un président, font généralement l’objet d’une petite blague avant de finir illico à la poubelle.

Mais malheureusement, il ne s’agit pas d’une blague.

Il s’agit de déclaration présidentielle.

Il s’agit d’une remise en cause des droits de l’Homme et de la République.

Et quand la première chose qu’on nous demandera après une infraction sera : « Tout d’abord, depuis quand êtes-vous français ? » pour savoir comment nous juger, il ne faudra plus beaucoup de temps avant d’obliger les français dits « nationalisés » à déposer leurs empreintes au commissariat le plus proche, « au cas où », et de porter en permanence sur eux une carte (ou une étoile) indiquant qu’ils ne sont pas français de souche.

Bien sûr, lorsqu’il s’agira de personnalités politiques ou sportives, la sanction ne pourra être le retrait de nationalité, faut pas déconner. Sarko n’a pas non plus envie de se retrouver déporté en Hongrie. Mais pour les autres, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas imposables sur le revenu, pour eux, pas de cadeau.

Un air de déjà vu ? Un goût amer au fond de la gorge ? Vous en êtes à la phase n°1. Nous avons déjà atteint la 5ème. Et nous nous demandons que faire. Révolutionner seul dans sa salle de bain ? Les français collabos, on connait et on ne sera pas de ceux là.

Alors, il ne reste qu’à essayer d’éveiller les consciences, crier, hurler, encore et encore et encore, ne pas lâcher l’affaire, en parler partout et à tout le monde et prier pour que Sarko ne soit pas réélu.

Parce qu’apparemment, une erreur, ça se refait plus d’une fois.

10 août, 2010

« Depuis six mille ans la guerre Plaît aux peuples querelleurs, Et Dieu perd son temps à faire Les étoiles et les fleurs. » Victor Hugo

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 23:50

 

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Hier, il a plu.

Nous avons eu une pensée compatissante envers tous ceux qui transpiraient à grosses gouttes, la bouche sèche et l’œil hagard sous le soleil inquisiteur de Marrakech.

Ce qui étonnant, ce qui nous surprend encore après 21ans de vie en France, ce sont les trombes d’eau qui s’abattent pendant des heures voire des jours, oserons-nous dire des mois, sur villes, campagnes et êtres vivants condamnés à survivre dans ce pays.

Coincés sous de gros nuages noirs aux formes effrayantes qu’on croirait dessinés à la main par un auteur de livres pour enfants détestant les enfants.

C’est le moment de lancer : «  C’est un truc de ouf ! » parce qu’effectivement, c’est un truc de ouf. On regarde par la fenêtre – on est évidemment pas dehors à patauger dans l’eau – et on se dit qu’on est vraiment content qu’il ne pleuve pas comme ça au Maroc.

Vu l’état des routes, des habitations voire des moyens de transports – certains n’ont que leurs pieds et souvent qu’une imitation de chaussures au bout – on comprend mieux pourquoi Dieu à donner la richesse et de bonnes infrastructures aux occidentaux et à laisser l’Afrique en plan.

Après tout, pas besoin de gaspiller de la matière grise pour remplir des crânes qui de toute manière n’auront rien besoin de créer, vu l’installation permanente du soleil au-dessus de leur tête. Ou alors juste assez pour qu’ils puissent y placer un chapeau.

Donc, nous regardons cette pluie qui n’en finit plus de tomber, comme si jour après jour elle essayait vainement de balayer sur son passage la cruauté, l’ignorance, la bêtise, la méchanceté, l’égoïsme de l’esprit humain.

Malheureusement, les cœurs trop desséchés ne font que s’abreuver de cette eau purificatrice qui malgré elle fera fleurir au printemps de nouvelles idées exécrables.

A nouveau, nous pourrons oublier les gens qui meurent, la nature qui meurt, l’espoir d’un monde meilleur mourant avec eux. Nous pourrons nous regarder dans le miroir, lavés, et nous dire la tête haute : « J’ai tout compris, j’ai raison et je ne vois pas où est le problème » sans même sourciller un instant.

Lutte incessante, volonté insatiable, destin inévitable.

Cette goutte d’eau finira bien par nous recouvrir tous pour enfin marquer le point final à l’histoire de cette civilisation décadente. Il est grand temps que cette mascarade cesse.

2 août, 2010

Ca se passe de commentaires.

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 11:43

Propos recueillis sur france-info.com. No comment.

« Nicolas Sarkozy est arrivé à Grenoble en fin de matinée. Au programme : l’installation du nouveau préfet de l’Isère Eric Le Douaron, un ancien policier.

« Quand on tire sur un agent, on n’est plus digne d’être Français ». Nicolas Sarkozy souhaite le retrait de la nationalité pour toute personne d’origine étrangère ayant porté atteinte à la vie d’un policier, d’un gendarme « ou de toute autre personne dépositaire de l’autorité publique ».

« L’instauration d’une peine de prison incompressible de 30 ans pour les assassins de policiers ou de gendarmes sera discutée à la rentrée ».

Le chef de l’État veut également que la naturalisation pour un mineur délinquant ne soit plus automatique à sa majorité.
« NOUS SUBISSONS LES CONSÉQUENCES DE 50 ANNÉES D’IMMIGRATION INSUFFISAMMENT RÉGULÉES…  »

Nicolas Sarkozy s’en est pris aussi à la responsabilité des parents d’enfants manquant l’école. Le gouvernement prépare déjà un texte qui permettra de mettre la responsabilité des parents en cause.

Une vague de violences urbaines déclenchée par la mort d’un malfaiteur, tué le 16 juillet dans une fusillade avec la police. Nicolas Sarkozy avait alors déclaré en Conseil des ministres que le gouvernement entendait mener « une lutte implacable contre la criminalité ».
Réponse du maire PS de Grenoble, Michel Destot : les pouvoirs publics n’ont pas à « faire la guerre » à la délinquance mais à « faire la paix » sociale pour donner la preuve de leur efficacité. »

 

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