A’KKADA « Chroniques du bled »

Compagnie Amal Hadrami

  • Accueil
  • > Archives pour juillet 2010

30 juillet, 2010

Striptease ou l’émission du XXIème s.

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 0:03

 

soucoupestriptease.jpg

Nous sommes tombés la dernière fois sur un programme tv plus ou moins intrigant. En vérité, c’était une vidéo extraite d’une émission et mise en ligne sur Youtube. Qu’importe. Mais nous aimons les digressions. Et surtout l’exactitude des faits.

Donc, on y voyait un couple de campagnards – quand nous parlons de « campagne », il s’agit assurément de la vraie, de la profonde, de celle où seuls les aventuriers téméraires lasso en main et couteau suisse au bec osent se hasarder.

Un couple lambda, voudrait-on nous faire croire, traversant sa journée de la façon la plus naturelle qu’il soit. Nous, yeux grands ouverts, bouche bée, limite avec un filet de bave venant s’écraser sur le tapis du salon. Répugnant.

Non pas que nous soyons fascinés par leur existence passionnante de péripéties toutes aussi extraordinaires les unes que les autres. Non. Vraiment pas. Plutôt ébahis par un quotidien aussi lassant qu’invraisemblable.

Déjà, nous ne comprenons pas ou très peu ce qu’ils disent ; l’accent de leur parler ayant conservé toute l’authenticité du langage préhistorique. Ensuite, après nous être familiarisés avec le décor et les costumes que nous soupçonnons tout de même avoir été dérobés au musée d’à côté ou fabriqués à la va-vite avec les détritus du coin, nous nous laissons embarquer dans un univers rocambolesque et cheminons au fil des discussions sur des voies de réflexion nouvelles et surtout étonnamment absurdes.

L’homme tente, avec toute la sincérité, l’espoir et la naïveté du monde – on se demandait où ils étaient passés, maintenant on sait – de concevoir une soucoupe volante… Prenez le temps de digérer.

Une vraie, pas une maquette, pas un objet décoratif, non, une véritable soucoupe volante. Il a pensé aux hublots, à l’aménagement en bois et a même fabriqué un truc avec des fils en guise de système électronique. Sans oublier bien sûr la manette de pilotage. Ça, c’est un OVNI.

Il parle des extraterrestres, de ce qu’il fera une fois dans l’espace, élabore des théories sans queue ni tête mais il se comprend et c’est bien là l’essentiel. Sa femme aussi d’ailleurs semble entendre ses propos et parvient même à lui répondre. En même temps, elle garde dans une boîte son perroquet mort depuis quatorze ans. Son testament : une photo de lui au dos de laquelle elle a inscrit son vœu d’être enterré avec lui. No coment.

D’ailleurs, il n’y a pas de commentaires. C’est ça, le génie de l’émission. Comme ça, pas de subjectivité mal placée, pas d’influence sur le jugement du téléspectateur ; la culpabilité d’une pensée inconvenante revenant ainsi entièrement à celui qu’elle traverse.

Pourquoi regarde-t-on ce genre d’émission. Par curiosité malsaine ? Pour se moquer ? Se réconforter ? En tout cas, ça marche. Elles font de plus en plus de bébés, ces émissions, se multiplient, encore et encore, en une infini de petites émissions toutes aussi étranges les unes que les autres.

Prenez celle où un agriculteur choisit parmi des prétendantes – va savoir où ils les ont trouvé celles-là – celle qui partagera sa vie pendant quelques jours pour à la fin décider si oui ou non elle est fera une bonne compagne. ??????

Nous avons envie de dire : « Mais pourquoi vous faites ça ?!?!?! »

A croire que les OVNI, c’est nous.

24 juillet, 2010

Jamais sans mon IPhone/BlackBerry

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 22:54

iphone4g.gif

C’est en arrivant à Paris que nous nous sommes rendus compte de l’importance qu’ont pris les portables, Iphone, Blackberry et autres gadgets à la mode, dans le quotidien de ceux qui semblent être – en tout cas, ça reste l’appellation qui les qualifie – des êtres humains… . Ça frise l’hystérie. Et nous n’aimons pas les hystériques.

A la base, nous ne sommes pas fans du portable. Les gens pensent toujours que le fait d’en avoir un nous oblige à être dispo en permanence.  « JOIGNABLE !!! » comme dirait Gad. Nous n’aimons pas être joignables, pour tout le monde, en permanence.

A la limite, nous étions déjà légèrement irrités, notre peau légèrement rougie, notre cœur aux battements légèrement rapides et une légère fumée émanant de notre crâne légèrement en ébullition, alors que le portable faisait son apparition. Rappelez-vous. Tout le monde voulait en avoir un; tout le monde devait en avoir un. On aurait dit que c’était l’élément indispensable pour nous différencier du singe.

Ceux qui étaient contre finissaient quand même par en avoir un, tout en criant à qui voulait les entendre que ce gadget diabolique créé pour faciliter la communication ne faisait que nuire aux conversations en face à face. Yeux dans les yeux. On ne se parle plus, on ne s’écoute plus et déjà qu’on n’était pas doués en orthographe, mais là, avec ces « sms », c’est l’arrêt de mort garanti de la langue française.

Que devrait-on dire maintenant ?! Un seul mot nous vient, ou plutôt, un son :

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHIIIIIIIIIIIIIIIIOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

Vous voyez le genre…

Aujourd’hui que notre téléphone fait ordinateur, console de jeux, lecteur vidéos, appareil photo, lecteur musique, caméra, agenda, répertoire, calendrier, réveil, GPS, disque dur, lampe torche, voire meilleur ami, il ne lui reste plus qu’à savoir rouler une pelle pour qu’on le demande en mariage.

Moins encombrant qu’un(e) petit(e) ami(e), et surtout plus pratique, franchement, il semble combler les attentes – mais vraiment toutes les attentes – de ses propriétaires. Dès lors, à quoi peuvent bien servir les autres êtres humains ? La décision est unanime. On passe son temps dessus, il ne nous quitte plus des mains, d’ailleurs si on pouvait trouver un moyen de se le faire greffer, là, ce serait le bonheur absolu.

Vous constaterez qu’il est impossible d’échanger plus de 15mots avec n le propriétaire d’un Iphone/BlackBerry sans que celui-ci n’y jette un œil ou ne vous dise : « Attends, j’regarde ça tout de suite, bouge pas ». En même temps, où allez quand le monde n’est qu’un réseau de téléphones ambulants reliés à ce qui ressemblait autrefois à un Homme ?

Rien ne se décide sans un regard à cette entité d’un nouveau genre, comme si elle semblait nous indiquer, de sa lumière aveuglante, la route à suivre… Nouvelle alternative pour ceux qui ne croient pas en Dieu, réjouissez-vous, l’IPhone/BlackBerry est parmi nous…

10 juillet, 2010

Alors et toi, c’est pour quand ?

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 22:19

 

grossesse1203385995.jpg

« Alors et toi, c’est pour quand ? »

Et ma main dans ta bouche, ça te dit ?!

Agressifs, nous ? Vous exagérez…

C’est juste que depuis que nous avons dépassé 25ans, franchi le cap du quart de siècle, titillé de plus près la trentaine, nous sommes malgré nous entrés dans la galaxie des mamans en devenir.

Toutes les femmes que nous fréquentions jusque là se sont transformés en utérus ambulant. Leur monde tourne en orbite autour d’un seul astre : l’enfant. Cette petite chose gesticulant en permanence réclamant une attention exclusive et ininterrompue.

A croire que le mot femme intègre obligatoirement la notion de mère. Si si, regardez bien, il est juste derrière.

Soit elles parlent d’en faire, soit elles essaient d’en avoir, soit elles sont enceintes, soit elles viennent d’accoucher, soit elles respirent déjà au rythme de leur progéniture, soit elles sont célibataires et se cachent derrière un arbre.

Les conversations se réduisent à des descriptions d’états de santé, conseils en tout genre, on s’extasie d’un rien et on s’effraie pour bien moins encore. A croire qu’avant, on ne vivait pas.

De quoi pouvaient-elles bien parler avant que leur ventre ne se distende, que leur seins ne deviennent mamelles et que leurs nuits ne soient un cauchemar qui n’en finit pas?

Apparemment de rien. Leur vie d’avant était forcément inintéressante au possible pour qu’elles décident, du jour au lendemain, de la sacrifier sans appel sur l’autel de la maternité. Enfin elles donnaient un sens à leur vie, une utilité, une raison de vivre, voire de quoi meubler leurs longues heures de solitude.

Sinon, comment renoncer à une existence sentimentalement et professionnellement passionnante pour se consacrer corps et âmes et un peu plus encore à sa descendance, laquelle en atteignant sa dixième année de vie ne voudra plus entendre parler de vous ?

Parce mauvaises sont celles qui osent enfanter sans être dans le sacrifice total de leur personne. A bat les sorcières ! Ces mères modernes qui prétendent pouvoir travailler tout en étant présentes pour leur enfant et pire encore, continuent d’avoir une vie personnelle, indépendamment du fruit de leurs entrailles !

A croire qu’au XXIème siècle, les hommes n’entrent toujours pas en ligne de compte. « Tant mieux pour elle si son mec participe et lui donne un coup de main » sont autant de propos insensés qu’actuels. Un coup de main ?

Et que dire à celles qui, ayant atteint la limite d’âge, en couple, jouissant d’un cadre de vie agréable, refusent tout simplement d’être mère ?

On leur sert inlassablement le même refrain :

« Alors et toi, c’est pour quand ? »

Et ma main dans ta bouche, ça te dit ?!

 

Eh beau goss!

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 0:05

 

bustechest3.jpg

On s’offusque toujours devant les hommes qui sifflent une jolie fille (exception faite du Maroc où ils sifflent même les moches grosses et éclopées), leur lancent un compliment d’un raffinement inattendu en émettant des sons troublants et évocateurs.

 

La fille outragée détourne les yeux ou répond d’un regard perçant de mépris. Certaines iront jusqu’à marmonner une insulte à l’odeur d’eau de rose.

 

La nouvelle vague protectrice  des droits de la femme veut qu’on s’oppose à ce surplus de testostérone qui fait manquer de bienséance aux mâles en chaleur.

 

Pourtant, quand elle vit se mouvoir devant elle ce corps d’une musculature parfaite à la peau hâlée comme un cookie tout juste sorti du four, cette chute de rein dessinée par Léonard de Vinci lui-même, elle ressentit une envie irrésistible d’exprimer cette violente émotion qui la submergeait toute entière.

 

Bouffée de chaleur, palpitation, picotement dans la nuque, euphorie soudaine ; un peu comme après une journée de jeûne devant un bon petit plat mijoté par maman.

 

Après avoir réprimandé son instinct premier qui l’aurait fait croquer dedans, elle se retint in extremis pour ne pas balancer un « waouhhh ! » au moment où cette vision enchanteresse lui apparut. Sa bonne éducation l’en empêcha. Ça ne se faisait pas. Une fille de bonne famille ne draguait pas dans la rue. Une fille de bonne famille ne draguait pas du tout. Elle fait la belle jusqu’à ce qu’on la drague.

 

Mais elle ne voulait pas draguer ce bel éphèbe, ni même le séduire. Elle avait simplement été émoustillée par sa plastique alléchante et souhaitait le lui faire remarquer, comme pour le féliciter d’une telle réussite et le remercier de cet intense moment de plaisir.

 

La raison fut plus forte que l’instinct et elle ne put qu’admirer en silence cet apollon du XXIème siècle.

 

Tout en se léchant les babines.

 

 

7 juillet, 2010

Vous avez dit « vacances »?

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 14:19

928ssyod.jpg

Vacances, soleil, plage, bronzage, sable fin, glaces et cocktails rafraîchissants.

 

Ça sonne bien.

 

Matelas gonflages, plongée sous-marine, balade en bateaux, châteaux de sable, beach volley.

 

Ça sonne toujours bien.

 

Randonnées matinales, journée à se prélasser, livres et magasines, match de foot sur la plage.

 

Ça continue de bien sonner.

 

Nous aussi, nous étions pressés de quitter la brûlante Marrakech pour nous jeter corps et âmes dans ce tourbillon de bonheur absolu.

 

Et puis nous avons pris l’avion et nous avons revu toutes ces têtes blondes qui commençaient déjà à se plaindre. Elles étaient partout, partout, piaillant de leur voix médisante tout autour de nous. A regarder tout le monde de haut avec compassion et mépris. A savoir mieux que tout le monde ce qu’il fallait faire en toute circonstance. A marcher sur tout ce qui se trouvait sur son chemin en souriant étrangement.

 

Trop tard pour faire demi-tour. Nous avions déjà oublié que certaines gens pouvaient être à ce point imbuvables. Nous nous étions accommodés des défauts nationaux qui malgré tout, restaient supportables.  Il va pourtant falloir faire avec. Faire abstraction.

 

Et puis ce fut le tour des moustiques de venir nous gâcher l’existence, les sales gosses à la piscine qui sautent sur tout le monde et réveillent en nous un instinct meurtrier – et hop que j’te coule quand le maître nageur tourne la tête, la manie de toujours installer sa serviette à dix centimètres de celle des autres –notamment de la nôtre – alors que la plage est vide, les coups de soleil, le sable qui colle, qui gratte, qui brûle, bref, tous ces petits trucs qui font que finalement, ce n’est pas si génial.

 

Heureusement, nous avons appris à relativiser. Et nous avons acheté des lunettes de soleil super opaques et des boules Quiès. Faut pas déconner. Nous avons aussi acheté des prises anti-moustiques, du spray anti-moustiques, de la pommade anti-démangeaison, de la crème solaire protection 50 et tout ce qui va avec. Nous avons dénoncé les sales gosses au maître-nageur, investi plage et piscine à l’heure du déjeuner quand les gens normaux mangent et alors que nous barbotons dans un bassin vide. A chaque problème, une solution.

 

g-huis-g8 |
astrologievoyance |
1S4, Lycéee La Bruyère Vers... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | réflexion en partage
| Chômeuse de Luxe
| REFLEXIONS