A’KKADA « Chroniques du bled »

Compagnie Amal Hadrami

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30 janvier, 2010

Tu flippes hein, tu flippes!

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 2:01

 

 

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Qu’est-ce qu’il se passe en ce moment ?! Le temps coure-t-il plus vite qu’à son habitude ? La fin du monde est-elle pour demain ? Les hommes sentent-ils la planète à ce point en danger qu’ils réagissent de façon démesurée ? Ou bien est-ce simplement que nous ouvrons les yeux…

Nous entendons à longueur de journée que M est enceinte, que L est en cloque, que S s’est faite engrossée, que la femme de T attend un gosse et que F et R vont avoir un enfant. La crise oubliée, la croissance veut reprendre, les gens s’emballent. Il semblerait qu’ils aient décidé de repeupler la planète.

D’un autre côté, on entend que N a enfin quitté J pour refaire sa vie avec P, que A a enfin décidé de partir s’installer en Papouasie, que H et C font enfin table rase de leur passé chaotique pour se remettre ensemble et que I et L viennent enfin d’acheter une maison. On cherche manifestement à tourner la page sur 2009 et ses emmerdes insupportables.

On pensait que la société avait évolué mais apparemment, dès qu’on dépasse la trentaine, la sonnette d’alarme s’enclenche. Pas marié ? Pas de gosse ? Pas de montée en grade professionnelle ? Pas de propriété privée ? Aïe…

On fait le point et on se dit mais Merde ! On n’a rien fait que de passer du bon temps ou de suivre un chemin qui n’était pas le nôtre. Alors on s’excite, on s’agite, on essaie de réfléchir et on prend des décisions importantes. Il est temps de s’engager sérieusement ou de cesser cette relation merdique ; de taper du point sur le bureau du patron ou de claquer la porte ; de faire enfin ce voyage ou d’acheter cette maison ; de se réorienter ou de couper les ponts ; de donner la vie à quelqu’un ou de se l’ôter à soi-même ; de faire ce qu’on aurait dû faire depuis longtemps.

Ça n’arrête pas. 2010 s’annonce sous le signe du changement, de la prise de conscience, de la prise de décision. Un pas en avant, un saut en avant. Pas le temps de chômer. À compter de maintenant, le temps court deux fois plus vite et on a deux fois plus de choses à faire. Mais quoi qu’il arrive, on mourra trop tôt.

22 janvier, 2010

Repérage, médisance, emplafonnage

Classé dans : Chroniques du bled — cieamalhadrami @ 3:10

 

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Nous venons d’assister à un spectacle exceptionnel. Non, ce n’était pas la dernière comédie musicale à l’affiche, ni une pièce de théâtre contemporain décalé ; ce n’était pas non plus le concert de MJ revenu d’entre les morts. Malheureusement. Non, nous venons simplement de passer une soirée dans un petit restau récemment reconverti en pub où l’on sert à manger.

Et l’affluence soudaine en ce lieu à la nourriture infecte est simplement due à la venue d’un groupe de musique. Pas pour animer les fourneaux à notre grand regret mais bien les soirs de semaine. Nous ne savons pas si c’est une bonne idée en tous cas, ça marche. Quelle n’a pas été notre surprise en arrivant. Nous qui nous attendions à trouver l’endroit désert comme à son habitude avons été outrés par tant de densité humaine. Il ne manquait plus que des yeux bridés pour se croire à Shangaï.

Malgré tout, beaucoup de tables étaient vides, les gens ne sont pas si fous que ça. Venir boire un coup en écoutant de la musique passe encore mais de là à s’empoisonner… Ceci dit, nous nous sentons ce soir l’âme d’un kamikaze et la perspective nauséabonde de rester planté au bar aidant, nous nous jetons sur la première table libre venue.

Après avoir commandé un truc que nous ne mangerons pas, nos yeux se tournent vers le groupe de musique. Oh mon Dieu… mais qu’est-ce que… Aïe, ça pique, ça pique les yeux !!! Nous avions d’abord pensé qu’il s’agissait d’un homme. La voix puis la carrure. Mais la tenue exclut définitivement cette idée saugrenue. On est au Maroc tout de même, les trav ne courent pas les rues. La chanteuse donc. Enchanté. Bottes à talon et bout pointu en plastique blanc et lacets noirs, petites franges de 10cm en guise de jupe, tête bizarre. Nous avons occulté ce qui se trouvait entre les deux, avouons-le. Comme nous dévisageons les gens de bas en haut, vu le spectacle, notre cerveau  a refusé de continuer l’escalade sous peine de provoquer un arrêt cardiaque. Passons.

A côté, des tables hautes bien sûr et des corps agglutinés autour. Et quand le rythme s’emballe, que l’alcool commence à faire effet, c’est là que ça devient intéressant. Nous avons toujours été surpris par la clarté du langage corporel. Plus encore, par tout ce qu’un être peut révèler sur lui simplement en dansant. Est-ce que réellement ils ne se rendent pas compte du côté caricatural de leur geste et de leur attitude ? Il y a tellement de sketchs, tellement  d’articles, tellement de questions et certainement tellement de remarques amicales sur le sujet qu’il nous paraît étonnant que l’on puisse encore se comporter ainsi.

D’abord, on a Marie-Cécile. Toute de noir vêtue, longue et menue comme un haricot vert, coincé comme il n’est pas autorisé de l’être. Petit tailleur, petites chaussures, petit bassin mais gros porte-monnaie. Elle danse en faisant de petites grimaces du genre qui chante la mélodie sur des « ouhouhouhouh » en rebondissant dos droit, nuque tendue, yeux écarquillés. De temps en temps un sourire à sa copine qui semble dire « Mon Dieu que je suis folle ce soir ».

Sa copine, parlons-en. Mais où sont tes moutons Berthe ? Il nous avait pourtant semblé que la soirée était interdite aux sabots ! Mais cesse dont de sautiller partout, tu vois pas qu’ils ont tous honte pour toi… eh t’es pas toute seule et ça, c’était mon pied, semble dire sa voisine. En tous cas, elle est à l’aise sur la piste, étalant toute sa viande sous le nez enchanté des autres amateurs de danse. Elle peut être à l’aise ceci dit dans son T-shirt XL de chez Carrefour… Sans intérêt.

Sa voisine, donc, c’est Christelle. La meuf qui veut faire à l’aise et détendue mais qui oublié d’enlever son balai. Elle secoue son corps mécaniquement à la manière d’un robot qui disjoncte tout en essayant de faire voler sa chevelure bouclée de droite à gauche en passant par le mojito du voisin. Oui, nous en convenons, c’est assez original.

Mais le must de la soirée, c’est notre ami James. Petit pantalon en velours orange, petit haut moulant gris, lunettes noires rectangulaires et le détail qui tue, petit ras-le-cou en strass argenté. Et gros sac à main en cuir noir. Lui, il sent le rythme, c’est certain, il le sent qui circule d’un bras à l’autre, d’une hanche à l’autre, de la tête au genou, de l’épaule au ventre, du dos au pied droit. Petit serpentin gesticulant en cadence, nous gratifiant de temps à autre d’un arrêt sur image inédit. Un pur délice.

On peut le dire, nous passons une soirée délicieuse. Du moins jusqu’au moment où Marie-Chantal vient nous saluer. Quelques minutes nous sont tout de même nécessaires pour réaliser que c’est la mère d’une de nos élèves. Ça fait deux heures que nous l’observons sans que l’idée que nous la connaissions peut-être nous effleure. Ça fait deux ans que nous la croisons deux fois par semaine sans que son visage ne nous soit un tant soit peu familier. Et là, en être parfaitement équilibré, nous passons le reste de la soirée à essayer de nous rappeler la gueule de son enfant.

17 janvier, 2010

On ne comprend pas une oeuvre, on comprend l’homme qui l’a faite.

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 0:14

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Nous avions oublié à quel point nous aimions les standards de jazz. « My funny valentine », « Caravan », « All the things you are », « Summertime », “Autumn leaves” , “Over the rainbow”, “Bye bye blackbird”, “All blues”, « Smile »…

J’en passe et des meilleurs, comme dirait l’autre et nous pesons nos mots. Qui n’a pas divagué en se laissant porter par ces notes d’une infinie clarté, émoustillant nos cœurs comme un baiser fruité. Ces airs que nous semblons connaître alors que nous les écoutons pour la première fois. Il semble que ce soit eux qui nous connaissent, nous appellent et nous parlent.

Sincèrement, nous avons du mal à concevoir qu’un être humain, constitué de chair, de sang et de bien d’autres choses visqueuses, ait pu créer une œuvre d’une telle magnificence. Nous tombons à plat ventre devant leur infini génie. Chapeau bas, perruques basse, tout y passe pour témoigner notre allégeance à ses rois de la note et du rythme. Des rois complètement névrosés certes mais des rois quand même.

D’ailleurs, peut-on parler de jazz sans parler de folie ? Rien que le nom évoque en nous l’atmosphère étrange de l’arrière salle d’un club ; excentricité et passion s’embrassent dans nos imaginaires pour donner lieu à des tableaux enfumés et luxurieux… La création elle-même n’est qu’un surplus émotions incontrôlées ; ce qui est certain en tout cas, c’est qu’elle nous prend aux tripes et nous retourne le cœur comme après le 5ème looping d’un grand huit. Ça nous bouleverse complètement mais on en redemande encore.

Contentez-vous d’observer de l’extérieur et vous passerez à côté du meilleur. Non, ce qu’il faut, c’est entrer dans un trip. Le nôtre, évidemment, c’est la danse. Les premières notes s’élèvent à peine que notre corps s’élance déjà. Mais comment résister… Mais pourquoi résister ?! Ça résonne, là, à l’intérieur. Et quand les ondes se font plus fortes, elles entraînent nos bras, nos jambes, notre bassin, notre dos, notre tête, bref vous avez compris, c’est pas l’heure du cours d’anatomie non plus. C’est sûr qu’il ne faut pas être très regardant sur le rendu point de vue spectateur parce qu’effectivement, ça doit faire flipper. Mais c’est un coup à triper grave.

Tout seul, un soir où vous êtes bien naze, énervé, à bout de nerf et de force quoi, tentez le. Nous adorons faire ça. Délirer tout seul. Péter un câble, une durite, un boulon. Nous n’avons besoin ni d’alcool, ni de shit, ni de coc, on y arrive tout seul, comme des grands. Musique à fond, tenue légère, un peu de place et c’est parti ! Le « disjonctage » peut prendre plusieurs formes ceci dit, chacun son style, chacun son humeur aussi. Parfois nous chantons faux et fort, d’autres fois nous nous secouons jusqu’à en avoir la nausée, imitations, cris, playback, danse du feu, de l’amour, de la jungle, place à l’imaginaire ! Le tout est de ne pas se faire griller par quelqu’un qui aurait la clé et se serait introduit inopinément…

Bref tout ça pour dire : « Qu’est-ce que c’est bon le jazz !!!!!!!!!!!!!! »

13 janvier, 2010

Dors j’te dis, dors!

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 15:53

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Pourquoi faut-il toujours que tout nous revienne en tête juste au moment de dormir ?!

Nous sommes éreintés, manifestement susceptibles de sombrer immédiatement dans un sommeil profond et réparateur. Nous nous réjouissons à l’avance de ce repos tant attendu et nos yeux irrités par la lumière du jour ne demandent déjà qu’à se fermer. Les draps propres sentent bon le printemps, la couverture chaude et moelleuse appelle au rêve et nous nous glissons avec délectation dans ce nid douillet et accueillant. Hm mm… Lentement, nous lâchons prise. Une petite mélodie se traîne quelques secondes dans les méandres de notre esprit avant de laisser place au néant.

Merde, nous avons oublié notre rendez-vous chez le médecin demain matin ! Oh non, il manquait plus que ça. Déjà que nous avons une tonne de travail en retard que nous comptions réduire durant la matinée, ben voilà, c’est foutu. Mais où avons-nous mis la carte de rendez-vous ? C’est à quelle heure déjà ? Certainement tôt, c’est toujours trop tôt ce genre de rendez-vous…

Ça veut dire qu’il faudra qu’on bosse entre midi et deux avant d’aller chez Machin. Et faut pas qu’on oublie non plus de passer à la banque, ni de téléphoner pour fixer un rencard avec le directeur du Truc. Ah oui aussi, répondre aux mails en retard. Et quand est-ce qu’on va pouvoir faire cette visite, ça traîne trop cette histoire… Faudra aussi penser à prendre les billets, la date se rapproche, on va finir par rester là.

Voilà, le sommeil est parti. Adieu douce nuit, savoureuse promenade au clair de lune… Nos yeux refusent maintenant de se fermer, notre corps se tend, notre esprit en alerte. Il s’agit de ne rien oublier. Finalement, nous nous reprenons en nous répétant qu’on aura bien le temps de voir tout ça demain, qu’il est temps de se reposer. Nous tentons de rétablir le contact avec la douceur de nos draps, de jouir à nouveau du plaisir d’être allongé, de n’avoir rien à faire qu’à se laisser aller.

Ça ne marche plus. Nous sommes déconnectés. Toutes ces phrases qui nous tournent sans arrêt dans la tête, ces images, ces idées mais cassez-vous !!! Il faut qu’on dorme sinon demain, on va avoir la tête dans le cul. On va encore tout faire de travers… Pensons à demain matin, quand le réveil va sonner et qu’on n’aimerait qu’une chose, c’est de ne pas l’avoir entendu ! Imaginons ce bonheur que l’on aurait à demeurer là, endormi pour quelques heures encore. Profitons maintenant de cet instant qui nous est offert…

Rien à faire. L’auto persuasion est encore pire. L’insomnie nous guette. On stresse de ne pas réussir à dormir. C’est absurde et pourtant, on n’y peut rien. Alors on tente les bonnes vieilles méthodes genre compter les moutons, commencer un rêve, écouter la radio, la télé, lire un bouquin de Proust, boire une tisane dégueulasse, faire des pompes. Inefficace au possible, bien entendu.

Alors on ferme les yeux et on se laisse penser à tout. On se dit que ça finira bien par nous fatiguer. Et nous avons raison. Au bout de quelques minutes de réflexion intensive, nous ne sommes plus là. A demain.

11 janvier, 2010

Gloire à nos pieds

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 0:21

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Nos pieds restent froids. Tout notre corps s’est réchauffé mais eux font la révolution. Ils refusent de suivre la tendance. Pied de nez aux autres parties de nous. Nous avons mis le chauffage, des chaussettes, deux couvertures et les messieurs d’en bas continuent à faire la gueule. Même nos mains ont repris vie. Quelle insolence, ces orteils. Extrémité qu’on oublierait presque si on n’avait pas se maintenir en équilibre debout.

Nous avons horreur d’avoir les pieds froids. Nous avons horreur d’un grand nombre de choses ce qui ne les empêchent malheureusement pas d’avoir lieu. C’est le petit détail qui tue. Tue l’amour, tue l’ambiance, tue les mouches. On ne peut décemment pas garder nos chaussettes à rayures quand vient le moment de se glisser sous la couette. Sauf si l’on est seul. C’est vraisemblablement la seule occasion où les grosses chaussettes montantes en laine à pois bleus et verts qu’on cache dans le tiroir du bas sont autorisées.

Même tarif pour les mains. Avoir les mains, c’est renoncer à faire partie de l’élite. Aucune ascension sociale possible pour des mains froides. On ne peut saluer personne sans serrer les dents ou s’excuser d’avance, on ne peut donner la main à personne sans lui glacer instantanément les os, on ne peut caresser personne sans risquer de se sentir comme Coyote devant Bipbip.

Les lèvres froides, même refrain : qui voudrait du baiser de la mort ?! Un regard froid : sentez-vous ce frisson qui vous traverse l’échine ?
Un ventre froid : frigidité n’est pas de bon augure (c’est un nouveau dicton).

Pas de doute, un corps glacé, ça manque de glamour. Mais nous ne démordrons pas du fait que des pieds froids, c’est un fondant au chocolat trop cuit ; on plonge la cuillère en plein cœur en salivant déjà sur le chocolat dégoulinant savoureusement le long de notre gorge enflammée pour finalement atterrir sur une pâte sèche et élastique. Intolérable. C’est une désillusion violente et irrémédiable qui pourrait inspirer le prochain prétendant au trône du monde. Un holocauste des gens aux pieds froids. Enfin, c’est une image. Nous ne voudrions pas qu’il passe à l’action, nous avons les pieds froids.

6 janvier, 2010

Quelles bonnes résolutions pour 2010?

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 3:34

 

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Comme le veut la tradition, nous avons nous aussi pris de bonnes résolutions pour l’année qui s’annonce.

La plus importante, la plus essentielle, la plus primordiale de toutes, pourrait sortir tout droit de la bouche de Laura Hingals, vagabondant à travers l’herbe haute, ses cheveux blonds flottant dans l’air pur et matinal d’un jour d’été.

Être heureux, chaque jour, à chaque instant. Allez, riez un bon coup, ça détend et ça vous fera quelques rides inoubliables. Ok, plus cul cul la praline, ça n’existe pas mais putain c’que c’est vrai.

Nous nous irritons à chaque complication professionnelle, nous nous dissolvons à chaque incartade sentimentale, nous nous édulcorons à chaque imprévu de quelque ordre que ce soit. Pas étonnant que flotte juste au-dessus de nous (si si, regardez bien) une épée de Damoclès qui a revêtit le manteau du cancer et d’ulcère réunis. Non pas que nous n’avons pas envie de tomber malade mais enfin, un peu de joie au jour le jour ne peut pas être de trop.

Travailler comme un dingue toute l’année et aller jusqu’à se priver, tout cela pour passer une semaine de vacances au soleil, c’est tout ce que nous voulions éviter. D’abord parce qu’on arrive tellement stressé qu’il nous faudrait au moins un mois juste pour nous détendre, et qu’en plus, on est tellement crevé qu’on passe son temps à dormir pour rentrer encore plus fatigué !

Non. Ce n’est pas pour nous. D’ailleurs, nous avons consciemment choisi de vivre heureux et avons pris les dispositions pour : nous avons choisi un pays où le soleil règne en maître, un travail qui est l’expression de notre passion la plus forte, un entourage proche aimant et aimé en retour. Nous avons construit notre paradis sur terre. Et pourtant, il nous arrive de ne pas être heureux et ce, pendant plusieurs jours parfois ! Sacrilège…

Oui parce qu’en réalité, le bonheur, ça se travaille. Il faut vouloir être bien, se pousser à faire des choses qui nous font plaisir même si on est crevé, se forcer à aller voir les gens qu’on aime même si on est crevé, s’obliger à être de bonne humeur même si on est crevé. Effectivement, ça fait beaucoup de fatigue accumulée mais bon, on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs.

Voilà, c’était le mot de la fin, un dicton bien con mais qui a sûrement déjà fait ses preuves.

2 janvier, 2010

Ça y est, vous avez cuvé votre champagne du 31 ?

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 19:44

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Fini la musique à fond, les rires à pleine gorge, la sueur qui dégouline sur la piste, les haleines de poivrots et les fringues à paillettes ?
Fini les roucoulades romantiques, le parfum dernier cri, les huîtres fraîches, la french aux ongles, le gloss aux lèvres, les cheveux qui s’y collent, la tenue de soirée qu’on étrenne ?
Fini les retrouvailles entre amis, les musiques à l’ancienne, les photos à l’envers, les verres qui s’enchaînent et les pétards qui tournent ?

Votre robe a retrouvé sa place dans l’armoire, vos yeux démaquillés, vos cheveux lavés de l’odeur de tabac froid, le mal de tête persiste encore mais la lumière de la boule à facette à bel et bien disparue. Retour au calme, retour à la routine, retour au mois de janvier. Quel que soit l’année, les jours qui suivent la fiesta du nouvel an sont toujours les mêmes. On s’aperçoit que le temps passe trop vite, qu’on n’a finalement pas fait grand-chose depuis l’année dernière mais qu’on est bien décidé à y remédier pour cette nouvelle année. Et comme il y a toujours une merde qui nous tombe dessus le 1er janvier, on se fait tous cette réflexion absurde « ah ben ça commence bien ! ».

Quand on regarde les photos de la soirée, bizarrement, on jette un coup d’œil furtif dans le miroir du salon : incontestablement, notre maquillage était une vraie réussite. C’est le moment que choisit notre téléphone pour sonner. On reçoit encore des messages complètement débiles et impersonnels au possible « Bonne année 2010, je te souhaite bonheur, réussite et santé,… » Bla Bla Bla, Bla Bla Bla… Ils nous rappellent qu’on a souhaité la bonne année à personne d’autres qu’à ceux qui étaient dans la même soirée que nous. Comme nous sommes de grands flemmards, nous postons un message sur FB histoire de ne pas faire de jaloux. Ça, c’est fait.

Puis on retourne taffer. Courage. Le plus dur est de ne pas craquer pendant la première semaine de janvier où il faudra dire « bonne année » à chaque personne, animal, végétal croisé. « Alors qu’est-ce que t’as fait ? C’était bien ? Oh moi c’était super, j’ai passé une méga supra extra terriblissime soirée, un truc de folie, quoi !!! ». Ouais. Sans oublier les bonnes résolutions pour l’année à venir ou plutôt, pour l’heure à venir parce qu’elles ne durent jamais très longtemps contrairement aux duracel (cette remarque n’a aucun lien direct avec le sujet mais bon, elle est sortie toute seule alors un peu d’indulgence s’il vous plaît).

En panne d’inspiration pour terminer cet article en beauté, nous vous souhaiterons tout simplement une bonne décennie ; après tout, on n’est jamais trop prévoyant.

 

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