A’KKADA « Chroniques du bled »

Compagnie Amal Hadrami

6 décembre, 2009

Voyageons léger

Classé dans : Chroniques du bled — cieamalhadrami @ 19:39

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Hier, nous avons pris l’avion. Chose communément répandue de nos jours donc, rien d’exceptionnel en soi. Si prendre l’avion n’a rien d’exceptionnel, pourquoi les gens mettent un point d’honneur à s’habiller en star internationale du showbiz pour voyager?! C’est déjà assez inconfortable comme ça d’attendre des heures entre l’enregistrement des bagages, l’embarquement, le vol de 3h20 et la récupération des bagages de soute pour en plus le faire sur des talons. Nous pensons que peut-être un mystère s’est créé autour des rencontres possibles dans les terminaux des aéroports et que peut-être, tout ce cinéma viendrait de là. Franchement, nous ne trouvons rien de romantique à cela.

D’ailleurs, pour faire plus court, nous n’avons pas pris de bagages en soute. Et 22euros d’économisés! Non, parce que nous trouvons toujours le moyen de mettre des heures à récupérer notre valise. Parfois, nous ne la reconnaissons pas. C’est seulement après trois tours de tapis roulant, trois longs et interminables tours de piste, que nous apercevons l’étiquette colorée que nous avions mise afin de la différencier des autres. Ou nous nous plantons carrément de tapis roulant. Si, c’est possible. La dernière fois, sortis de l’avion dans les premiers, nous nous sommes intégrés à un groupe de voyageur d’un autre vol sans nous en rendre compte et nous avons naturellement attendu avec eux, sans même daigner jeter un coup d’oeil à l’écran d’affichage. Sinon, nous aurions vu inscrit « Berlin » au lieu de « Paris ». Ce n’est seulement qu’après une demi-heure à admirer les valises défiler devant nos yeux fatigués que nous nous sommes rendus compte que les passagers de ce vol ne nous étaient pas familiers. Aucun d’entre eux. Où était donc passé la vieille dame avec son fils, les deux touristes anglophones, l’homme d’affaire en costard? Ah les voilà qui passent devant nous mais… sans pour autant nous rejoindre. Tiens, ils s’arrêtent près du tapis roulant d’à côté… Oh ben dis donc, voilà que nous reconnaissons d’autres passagers avec eux. Et de nous glisser discrètement hors de notre groupe pour retourner intégrer le leur et – enfin – récupérer notre valise.

Une autre fois encore, nous avions prudemment attaché notre valise avec un cadenas solide. Eh bien, nous avons récupéré notre valise avec le cadenas cassé, nos affaires dérangées. Heureusement, rien d’intéressant apparemment pour notre voleur qui n’a rien dérobé. En tous cas, pas dans notre valise…

Bref, nous avons décidé d’éviter l’épisode « bagages en soute ». Mais du coup, pas de bouffe, pas de maquillage, pas de trucs coupants, enfin pas grand chose. Nous avons dû malgré nous réduire la quantité d’affaires, snif… Donc, handicapés par une valise pour cabine de 10kg, nous entrons dans le terminal. Après avoir passé le contrôle bien sûr où nous avons dû enlever nos 2 manteaux, notre ceinture, nos bijoux, nos lunettes, sortir notre téléphone, notre disque dur, montrer nos médicaments et l’ordonnance qui va avec,  lever les bras, écarter les jambes et ranger le bordel que les flics avaient mis. L’espace Duty free nous attire mais nous n’avons besoin de rien donc mieux vaut ne pas y mettre les pieds sous peine d’y laisser 40euros pour rien. Nous préférons nous installer confortablement au petit snack et prendre un encas. La journée va être longue. Un panini dégueulasse et un soda nous coupent l’appétit pour longtemps. Les 7 euros qu’ils nous coûtent aussi.

Un appel pour le vol vers Bristol. Est-ce que c’est possible cette histoire? Comment des gens peuvent vouloir se rendre là-bas? Londres ok  mais Bristol, on ne savait même pas que ça existait un nom pareil! Des gens à têtes bizarres se présentent au comptoir et c’est parti pour l’embarquement. Même chose pour Lyon puis Genève. Puis des appels pour les retardataires. Des appels qui deviennent nominatifs et insistants. Des appels qui sont faits en français puis en anglais puis en arabe. Des appels qui commencent à nous irriter. Mais putain, ils sont où, ces débiles! L’avion n’a qu’à partir! Chacun leur tour, femmes et hommes crient dans le micro le nom des passagers manquants qui bientôt seront des passagers qui ont manqué leur avion. Petit à petit, les noms se réduisent mais il est clair que certains ont loupé leur vol. C’est pas possible de faire des trucs comme ça. On s’étonne après des retards mais si les gens n’ont pas de cerveau, nous ne voyons pas pourquoi il faudrait que ceux qui en ont poireautent pour eux. Nous prions pour que cela ne se produisent pas sur notre vol.

Enfin, l’appel du vol pour Paris. Un groupe de jeunes étudiantes marocaines s’attroupe au comptoir, parle fort, rit fort, bouscule les uns et les autres. Caricature de la jeune bourgeoisie marocaine: cheveux brushingués, mèches blondes, talons aiguilles, jeans moulants, bijoux clinquants. Occidentalisées certes mais sous la pluie, retour du châle en forme de hijab pour protéger l’affreuse coiffure. Des gosses de partout aussi. Petite prière pour qu’ils ne s’asseyent pas près de nous.  Des familles d’immigrés ayant troqué le voyage en voiture de 3 jours, la traversée en bateau, les autoroutes espagnoles, la conduite de jour comme de nuit, pour un voyage de 3h tout compris. Pour 3 fois moins cher.

Nous nous installons à l’arrière. Moins encombré. A peine assis, nous nous confinons confortablement dans l’espace réduit qui nous est réservé. Et alors que Justina l’hôtesse s’agite dans le couloir, nous piquons du nez et nous envolons pour des cieux plus sereins. A trois reprises réveillés par un mioche qui crie, quelques turbulences et la vente du goûter à 10euros par l’hôtesse Fadila, nous sombrons dans un sommeil profond dont nous émergeons avec une fatigue encore plus grande, la nausée et un torticolis. Bonheur absolu. Arrivée à Paris, froid, vent, pluie. On a bien fait de venir. A peine l’avion a-t-il atterri que tout le monde se lève pour prendre son bagage à main et s’apprêter à sortir. Nous n’avons jamais saisi le concept. L’avion met toujours au moins 10 minutes pour s’immobiliser et qu’on y installe la rampe d’accès à l’aéroport. Et pendant ce temps, tous restent debout, emmitouflés dans leurs manteaux, dégoulinants de sueur, en équilibre sur un pied, collés aux autres passagers. Les portes ne sont même pas ouvertes…

Puis c’est la ruée vers l’extérieur, le parcours du combattant pour atteindre enfin le contrôle des passeports. Avec tous les contrôles de papiers subis, nous nous étonnons de ne pas avoir égaré les nôtres. Dernière ligne droite. Nous évitons en souriant les tapis roulants de bagages pour nous éclipser en tête de file vers la sortie retrouver ceux venus nous chercher. Déjà, certains parlent du métro, la galère, rejoindre Châtelet, nous sommes contents de rentrer en voiture.

« Bien arrivés, bonne nuit, bizbiz »

9 réponses à “Voyageons léger”

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