Mais de quoi ça s’agit?!

Eh bien, comment dirait l'autre, il s'agit tout simplement d'articles écrits, créés devrais-je dire, car ne suis-je pas un créateur? - à la suite d'un stimuli efficace: l'observation de l'espèce humaine.

Une observation, vous l'aurez compris, faite par moi, grand auteur devant l'Eternel.

La position d'observateur est tout à fait aisée. Il n'y a qu'à ouvrir les yeux et admirer le spectacle. L'exercice est donc plaisant mais je m'aventurerai plus loin en tentant de ne pas tomber dans la critique pure et gratuite - ce qui me séduit pourtant autant qu'un voyage aux Caraïbes, mais de simplement mettre le doigt sur un point noir du visage de l'humanité. Ou rouge. Ou pire encore, un bouton blanc prêt à imploser. En toute subjectivité, bien sûr.

Pas très clair, n'est-ce pas? Voyez plutôt…

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Une femme, un homme, clonage?!

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Nous voyons toutes ces femmes qui s’agitent, réclamant leur droit, l’égalité, la justice, etc. Et nous nous sentons obligés, contraints, de nous poser la question de notre positionnement. Le sujet est délicat.

D’un côté les « féministes » divisées en plusieurs clans, sans leader pour rassembler leurs idées. Ça se tire dans les pattes, à qui sera la plus moche, à qui sera la plus virile, à qui sera la plus culottée. Du coup, leurs voix finissent par ne former qu’un agaçant brouhaha. Accompagné de quelques ultrasons. Pas très réjouissant. Ça nous rappelle un peu le PS.

De l’autre, des personnes qui ont mal aux oreilles. Des hommes qui se complaisent dans leur position de dominant, se plaignant que les dominés se rebellent ; des femmes qui n’ont aucune envie d’endosser les chaussures crasseuses de leur mari, bien au chaud dans le confort ménager que ce dernier leur a conçu ; d’autres hommes qui n’ont pas assez de couilles pour se battre pour les garder.

Et au milieu de toute cette merde : nous. Pour l’égalité, pour la différence.

Nous avons entendu parler d’utérus pour les hommes. Est-ce une bonne chose, on n’en sait rien mais ce qui est sûr, ce qu’ils seront moins bandants une fois équipés d’une matrice ! Mais cette nouvelle situation à laquelle nos gosses seront inévitablement confrontés (et dire que nos parents se plaignaient qu’on leur réclame un scooter ! Qu’est-ce qu’on dira, nous, quand ils viendront nous réclamer un utérus ?!!!) nous force à réfléchir. Est-on pour le mélange des sexes ? Que les hommes se féminisent, que les femmes se virilisent, que les peuples s’unifient et ne forment qu’un immense magma d’êtres identiques ? Certes non.

Effacer les différences entre les sexes, c’est un peu comme effacer les différences entre les cultures. Je te prends ça, tu me prends ça, on se ressemble et plus aucune originalité, plus aucune richesse, on fait fis du passé pour créer un monde de clones. Plus d’accent, plus de couleur de peau, plus de langues, plus de traditions, plus rien. Homogénéité pure. Hitler, sors de ce corps !

Au contraire. Nous pensons qu’il est primordial de cultiver nos différences. Découvrir, comprendre, apprécier la culture de l’autre, la considérer comme égale à la sienne bien que distincte, peut-être s’en imprégner, s’en inspirer mais en aucun cas la dénaturer. C’est ainsi que sera conserver la richesse de chaque peuple, de chaque civilisation. La nôtre a la prétention de se croire éternelle et meilleure. Elle finira pourtant par être balayer comme les autres, d’un grand coup de karcher !

Il doit en être ainsi de l’homme et de la femme. Nous sommes différents, il n’y a là-dessus aucun doute. Le problème naît des caractéristiques attribuées à chacun et surtout, de leur place dans l’échelle des valeurs ! A commencer par l’éternelle faiblesse de la femme face à l’incommensurable force de l’homme…

Donc, rétablir l’égalité oui, même si nous sommes différents, surtout si nous sommes différents ! Et que le fait de cultiver ces différences ne nous empêche pas de bénéficier des mêmes droits et des mêmes libertés, des mêmes ouvertures. Sur ces propos d’une démocratie à toute épreuve, à ciao bonsoir !




Allô? tu m’entends? Allô! P….. de connexion de M….!

 

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N’est-ce pas merveilleux que de pouvoir communiquer avec les gens qu’on aime malgré les milliers de kilomètres qui nous séparent ?

Allons, laissons-nous aller à un peu de mièvrerie sentimentale et savourons ce quart d’heure américain qui ouvre la porte à nos larmes d’amour et de bonheur simple et sincère. Laissons-nous fondre au contact d’une voix familière et aimante, d’une présence lointaine et pourtant si proche qui emplit nos cœurs de chaleur tendre.

Et remercions pour ces instants d’euphorie passagère les génies de technologie qui ont permis à ce rêve de devenir une réalité quotidienne. Car grâce à leur cerveau en ébullition, aujourd’hui, nous pouvons partager nos moments de joie avec ceux que nous aimons malgré les océans et les montagnes, les nuages et les vents forts, les mers et les pluies abondantes, les déserts et les monts enneigés.

A condition bien sûr qu’ils aient un ordinateur, une ligne internet, un web Cam et un micro. Car nous ne parlons pas du téléphone. Beaucoup trop cher si on veut appeler le Mexique. Non, la vraie révolution, c’est de pouvoir se voir et discuter en direct. Et gratuitement.

Qu’à cela ne tienne, nous nous équipons nous aussi. C’est l’occasion ou jamais de rentabiliser cette invention puisque nous avons élu domicile loin de tous ceux que nous connaissions et avec lesquels, malgré tout, nous désirons rester en contact.

Le seul élément que nous n’avions pas pris en compte, que nous avions malheureusement négligé, est que nous nous sommes installés dans un pays roi du piratage informatique mais clochard en matière de connexion internet. Dommage ! Et nous voilà comme des cons devant notre ordinateur à essayer vainement d’établir un semblant de discussion via le fameux MSN. Et ce putain de message d’erreur qui n’arrête pas de s’afficher à chaque fois qu’on le clique sur « démarrer une conversation vidéo ».

Mais nous persévérons – bien que notre réflexe premier fut de défoncer l’insolent modem à coup de hache, intimement convaincus qu’une faveur divine nous sera accordée car notre cause est juste, nous voulons parler à nos parents…

« Allô, allô ! Tu m’entends ? Allô ? Tu m’entends ou pas ? Ça coupe… Allô ? Ouais, j’t’entends pas très bien, ça n’arrête pas de couper ! Allô ! Oui ! Toi tu m’entends ?! »

Après 10minutes de ce langage de sourds, nous décidons de passer sur Skype. Rebelote :

« Allô ? Ouais, c’est mieux ou pas ? Oh là là, cette fois, ya un bon décalage ! Allô ? Ouais… Ah tu m’entends, c’est déjà ça ! Ça va ? Ouais ça va… Non mais c’est vraiment gênant ce décalage ! Ça y est, ça recommence à couper ! J’comprends pas c’que tu dis ! Oh là là… Non mais la connexion est trop mauvaise ici. Je dis : LA CONNEXION EST MAUVAISE ! »

Et de reprendre l’écriture instantanée parce que finalement, c’est mieux que rien. Oh Joie Incommensurable d’évoluer dans un pays en voie de développement ! Oh satisfaction éternelle de vivre loin de tout artifice, au cœur de l’artisanat et de l’âge de pierre ! On finira tout de même par se téléphoner parce que malgré le prix, c’est une des rares choses qui fonctionne quasi correctement. Le téléphone et les pigeons voyageurs. Mais pour les urgences, on repassera.

 


L’avion tombe? ah ok…

 

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Nous cherchions un sujet pour notre prochain billet, désespéré depuis 5jours de n’avoir pas eu le temps de nous pencher sur la question. Et le voilà qui nous tombe directement du ciel. Nous montons dans l’appareil. Nous voyageons en low cost, évidemment, histoire de voyager souvent.

Beaucoup de monde sur ce vol. Trop de monde. Les gens s’entassent à l’avant de l’appareil et nous nous glissons avec un sentiment de supériorité vers l’arrière encore vide, nous installons près du hublot en priant que personne ne vienne se coller à nous. Le livre que nous avions entamé deux jours plus tôt s’offre à nos yeux pressés de décrocher avec la réalité. Nous plongeons dans l’histoire, occultons totalement ce qui se passe alentour.

Quand nous reprenons pied avec le monde réel, deux ados piaillent à nos côtés. Des filles, évidemment. L’une grande, bien apprêtée, les cheveux longs, détachés, raides, la frange en travers de son visage de poupée russe. Finalement pas très jolie mais l’assurance se sentir irrésistible la rend presque potable. Son balai dans le cul en moins. Elle est la voyageuse n°1. L’autre, la bonne copine qui sert de faire valoir, petite, rondelette, les cheveux ramassés en queue de cheval, vêtue d’une mini-jupe qui laisse apparaître deux gros jambonneaux. Soit. Elle est la voyageuse n°2.

A peine ont-elles jeté leur dévolu sur les deux places adjacentes à la mienne qu’elles entament un numéro de claquettes des plus pathétiques.

1 : « Oh non, c’est pas possible, regarde, j’ai les genoux qui touchent ! Ya pas de place, comment on va faire, j’commence à me snetir mal, on est trop serré…

2 : Dis toi que 3h de vol, c’est vite passé

1 : En plus, ya trop de monde, je sens que je vais étouffée si ça continue, allez asseyez-vous tous !

2 : C’est vrai qu’il y a du monde…

1 : Ne penses même pas mettre quelque chose dans le coffre là-haut, ya plus de place non plus, on va devoir garder nos manteaux sur nos genoux ! Mais qu’est-ce qu’il est petit cet avion ! Il a l’air en mauvais état, j’espère qu’il ne va pas y avoir de problème…

2 : Oui, ce serait dommage de mourir aujourd’hui !

1 : On n’a même pas pris de chewing-gum !

2 : On a des bonbons, c’est pareil…

1 : Franchement, j’ai jamais vu ça. En plus, si tu veux aller aux toilettes, tu dois passer devant tout le monde ! C’est un avion pour les pauvres en fait… Qu’est-ce que tu regardes ? Ah le magazine de l’avion…

2 : C’est un peu cher, quand même !

1 : 5euros la bière ! 2euros la bouteille d’eau ! Oh ben vaut mieux prendre une bière alors… C’est la première fois que je dois payer pour manger dans l’avion !

2 : Ya des trucs moins chers que d’autres quand même

1 : J’espère au moins que le vol va bien se passer. J’ai pas trop confiance.

2 : Moi, j’ai pas peur de l’avion. On n’est pas loin des issues de secours de toute manière.

1 : Ouais… »

Nous avons failli intervenir pour leur demander si elles comptaient déblatérer comme ça pendant 3heures parce que nous avions oublié notre lecteur mp3 et que nous étions déjà au niveau max de notre seuil de tolérance de conneries à la minute. Heureusement, l’hôtesse a fini par annoncer le décollage et la n°1 qui commençait a faire une crise d’angoisse s’est mis la tête entre les jambes alors que la n°2 s’empiffrait de bonbons et nous ne les avons plus entendues.

Quelques minutes après le décollage tout en secousse, une chose inattendue se produit. L’avion tombe. 5secondes qui nous parurent une éternité. Ce ne sont pas des perturbations comme il arrive parfois qu’elles surviennent. Non, l’avion a chuté, carrément, à la verticale. Et nous, nous nous sommes accrochés au hublot. C’est absurde parce qu’il tombait aussi mais nous n’avions aucune autre prise. La n°2 a planté ses griffes dans notre bras pendant que la n°1 criait. Nous avons juste eu le temps de faire une petite prière et l’avion s’est à nouveau stabilisé. Nous attendions que les masques à oxygène tombent mais rien. Les hôtesses encore assises nous ont demandé de rester attachés et nous n’avons eu droit à aucun commentaire d’aucune sorte de la part du pilote.

Pour notre part, nous étions persuadés que l’avion allait faire demi-tour, nous n’étions pas très de l’aéroport de départ et il paraissait clair que l’avion devait avoir un problème technique. Mais non, nous avons continué comme si de rien n’était le voyage, une tension permanente recouvrant chaque passager. Les deux connes d’à côté nous avait à l’évidence porté la poisse.

La seule chose qui nous ait traversé l’esprit alors que nous pensions mourir, c’est le regret de ne pas avoir accompli tous nos devoirs religieux. Car la mort en elle-même ne nous effraie pas. C’est plutôt tout ce qui nous attend après qui nous soulève le cœur. Et puis une pensée pour notre famille proche et la peine que l’annonce brutale de notre mort provoquerait. Le tout entre deux prières. Un sang froid à toute épreuve. Comme quoi, l’être humain peut avoir des réactions surprenantes quand la fin se fait sentir.


Tu flippes hein, tu flippes!

 

 

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Qu’est-ce qu’il se passe en ce moment ?! Le temps coure-t-il plus vite qu’à son habitude ? La fin du monde est-elle pour demain ? Les hommes sentent-ils la planète à ce point en danger qu’ils réagissent de façon démesurée ? Ou bien est-ce simplement que nous ouvrons les yeux…

Nous entendons à longueur de journée que M est enceinte, que L est en cloque, que S s’est faite engrossée, que la femme de T attend un gosse et que F et R vont avoir un enfant. La crise oubliée, la croissance veut reprendre, les gens s’emballent. Il semblerait qu’ils aient décidé de repeupler la planète.

D’un autre côté, on entend que N a enfin quitté J pour refaire sa vie avec P, que A a enfin décidé de partir s’installer en Papouasie, que H et C font enfin table rase de leur passé chaotique pour se remettre ensemble et que I et L viennent enfin d’acheter une maison. On cherche manifestement à tourner la page sur 2009 et ses emmerdes insupportables.

On pensait que la société avait évolué mais apparemment, dès qu’on dépasse la trentaine, la sonnette d’alarme s’enclenche. Pas marié ? Pas de gosse ? Pas de montée en grade professionnelle ? Pas de propriété privée ? Aïe…

On fait le point et on se dit mais Merde ! On n’a rien fait que de passer du bon temps ou de suivre un chemin qui n’était pas le nôtre. Alors on s’excite, on s’agite, on essaie de réfléchir et on prend des décisions importantes. Il est temps de s’engager sérieusement ou de cesser cette relation merdique ; de taper du point sur le bureau du patron ou de claquer la porte ; de faire enfin ce voyage ou d’acheter cette maison ; de se réorienter ou de couper les ponts ; de donner la vie à quelqu’un ou de se l’ôter à soi-même ; de faire ce qu’on aurait dû faire depuis longtemps.

Ça n’arrête pas. 2010 s’annonce sous le signe du changement, de la prise de conscience, de la prise de décision. Un pas en avant, un saut en avant. Pas le temps de chômer. À compter de maintenant, le temps court deux fois plus vite et on a deux fois plus de choses à faire. Mais quoi qu’il arrive, on mourra trop tôt.



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