A’KKADA « Chroniques du bled »

Compagnie Amal Hadrami

22 septembre, 2009

Mais de quoi ça s’agit?!

Classé dans : Non classé — cieamalhadrami @ 3:26

Eh bien, comment dirait l’autre, il s’agit tout simplement d’articles écrits, créés devrais-je dire, car ne suis-je pas un créateur? -- à la suite d’un stimulus efficace: l’observation de l’espèce humaine.

Une observation, vous l’aurez compris, faite par moi, grand auteur devant l’Eternel.

Maroc, France, culture, identité, actualité, absurdité…

Pas très clair? Voyez plutôt…

STOP!

A’KKADA, c’est aussi une compagnie d’artistes d’ici et d’ailleurs, et surtout d’ailleurs, avec des têtes bizarres et tout ce qui va avec, et un travail qui se veut le défendeur de l’art « content pour quelque chose ».

Mélange des cultures, mélange des disciplines…

Nous vous laissons le soin de découvrir la Compagnie Amal Hadrami sur:

http://cieamalhadrami.unblog.fr/safar/

16 janvier, 2012

Incroyable mais vrai…

Classé dans : Chroniques du bled — cieamalhadrami @ 23:58

Ceci est une histoire vraie.

Nous recevons un message sur notre compte Viadeo. Un artiste intéressé par le travail de la compagnie souhaite savoir si une collaboration serait envisageable. Il réside à Fès, nous à Marrakech.

Nous l’informons qu’effectivement nous avons un projet auquel il pourrait participer si, néanmoins, il correspondait au profil recherché. Pour cela, nous avons besoin de le rencontrer et de l’auditionner. Nous lui demandons donc de nous informer dès sa prochaine venue à Marrakech puisque nous apprenons qu’il est originaire de la ville ocre et qu’il finira bien par y passer dans les semaines à venir.

Ce à quoi il répond qu’il y sera d’ici quelques jours et demande nos coordonnées téléphoniques que nous lui communiquons. Il nous préviendra dès qu’il sera à Marrakech. Jusqu’ici, tout va bien.

Arrive le jour J et le voilà qui nous appelle au petit matin « je suis à la gare routière, retrouvons-nous ». Nous sommes sur le point d’aller à un rdv donc nous fixons un rdv à 14h. Premier hic, il est injoignable, pas de portable. Ok….

Il rappelle à 13h30, nous refixons rdv pour 13h45 devant une grande enseigne près de la gare routière. C’est à l’autre bout de la ville, nous n’avons pas déjeuner et un autre rdv de travail nous attend à 16h. Il repart le soir même donc pas le choix. Nous commençons vaguement à comprendre qu’il est venu spécialement pour nous rencontrer. Passons…

Arrivé au rdv, personne. On l’appellerai bien mais Mr doit être la seule personne sur terre à ne pas avoir de portable! Nous attendons. 5min…. 10min… Nous regardons à droite, à gauche, derrière, devant, dessous même mais rien ou plutôt personne. A part quelques clochards et voyageurs pressés et sans le sou. Le quartier est mal famé. Nous en sommes en robe. Sur un scooter. Les clins d’oeil fusent et nous comprenons que nous n’allons pas faire long feu en restant planté là.

Nous partons. Nous avons d’autres chats à fouetter. Et voilà qu’1h plus tard, Mr appelle alors que nous travaillons. Nous ne répondons pas. Il nous harcèle de coups de fil. Nous ne répondons pas. Il continue d’appeler. Nous ne répondons pas.

Nous rentrons chez nous, après une journée de travail bien remplie et comme tout être normalement constitué du XXIème siècle nous consultons nos messageries.

Viadeo, un nouveau message. C’est trop parlant pour le paraphraser, donc, régalez-vous:

« bonsoir j’essay de te contacter mais j’ai pas de chance je croi je suis encors a marrakech je vais ressayer vers 19h de te rappeler c malgre moi par se que j’ai vendu mon telephone pour venir pour se casting et voila je suis en panne a marrakech j’ai pas l’argent de retours mais si sa vau la paine pour se travail sa me derange pas j’espere que tu puisse lire mon message je suis toujours a cote de la gare routiere puis que je connais personne a marrakech j’attands votre repanse. »

Outré, nous l’envoyons gentiment balader. Mr ne se dégonfle pas, il répond:

« merci de votre accueil c’est vraiment très sympa de votre par et sans abusée de votre temps je vous souhaite bon continuation .
je voulais seulement dire vous n’avez pas a me laisse au moine dans cette situation par se que je me suis laisse attirer vraiment par vos activité.
alors je crois que sa a pas marche je voulez vous montrer que je suis très motive pour se travail d’après avoir vue vos travaux sur internet.
vous me deviez au moine les frais pour retournez a fes je laisse a ta conscience le choix a plus… »

Vous imaginez bien que notre réponse, et ultime échange, a été des plus sanglante.  Après on nous demande pourquoi ne pas travailler plus souvent avec des artistes marocains?parce dans 90% des cas, c’est ce genre de trucs qui se passent…

 

 

 

2 octobre, 2011

Injustice

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 16:56

injusticemed.jpg

Oh toi.

Nous voudrions te chasser. Te chasser de notre vie, de notre terre, de notre esprit. Oh toi. Disparaît.

Nous voudrions que tu sois un objet afin de pouvoir te tenir dans nos mains et presser, presser si fort que tu deviendrais poussière. Et nous brûlerions tes grains. Et nous enfermerions le fruit volatile de ta calcination dans un bocal en verre. Et nous le jetterions dans le néant.

Oh toi. Tu nous as lacérés de toute part. Combien d’insomnies, combien de salive sécrétée, combien d’énergie évaporée pour t’exorciser. Nous ne pouvions te concevoir, nous ne voulions te concevoir, nous ne devions te concevoir. Notre esprit torturé par ta seule existence. Oh toi. Assassin de nos illusions.

Tu as plongé l’ardeur de notre jeunesse un bain d’eau glacée, tu nous as poignardés à visage découvert et détruit le peu d’espoir qui subsistait. Tu as prouvé ton éternité et ta constance alors que nous allons mourir. Oh toi. Savoures tes moments de gloire car tu es partout.

Contemple. Un cœur incorruptible sur lequel tu n’as pas d’emprise. Alors nous partirons sans aucune illusion mais le sourire aux lèvres.

1 octobre, 2011

1

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 5:11

321576259432220763509112397672133632836398145296227n.jpg

 

C’est pourtant tellement simple.

Mais la peur nous aveugle.

Nos cœurs se gorgent d’un sang impur qui contamine notre esprit tout entier. La peur de l’inconnu. L’ignorance.

Nous étions là, heureux, satisfaits, curieux, naïfs, assoiffés, pleins d’une énergie nouvelle, prêts à accueillir l’avenir, confiants et forts.

Puis le voile s’est levé et le ciel s’est assombri. Une encre noire jetée à même la toile, dégoulinant d’une lenteur malsaine pour venir habiller de vérité notre âme d’enfant, de femme, de figurine.

Nous avons d’abord été sidérés, bouche ouverte, le cœur palpitant, incapable d’émettre le moindre son ; nous demandant comment cela avait-il pu être possible.

Nous avons gratté, contourné, escaladé, recouvert, transpercé, brûlé mais rien, rien ne pouvait effacer cette encre noire jetée à même la toile, dégoulinant d’une lenteur malsaine pour venir habiller de vérité notre âme d’enfant, de femme, de figurine.

Alors le sang s’abattant violemment sur nos tempes encore et encore et encore, la chaleur née de notre propre chair envahissant tout notre être, un sentiment obscur et ravageur se distillait dans nos veines et régnait bientôt en terrain conquis. La colère.

C’était l’heure de se laisser submerger.

9 juillet, 2011

Permis ou pas?

Classé dans : Chroniques du bled — cieamalhadrami @ 23:54

block740335permisvoiture.jpg

Permis de conduire. L’expression est ironique. Ici, à Marrakech. Avant, lorsque nous n’étions que simple piétons, nous nous demandions comment tous ses automobilistes avaient pu obtenir ce document sacré, petite carte insignifiante qui détient pourtant la clé de votre liberté de mouvement.

Et puis nous nous sommes fait une raison en imaginant que c’était comme pour le bac, on étudie, on réussit puis on oublie. L’expérience prend le dessus et la théorie tombe aux oubliettes. Ce que nous n’avions pas imaginé, c’est qu’on pouvait passer directement à la 2ème étape. Ceci explique cela.

Nous nous expliquons.

Le grand jour est venu, nous décidons (oh regardez, les poules ont des dents !) de nous inscrire à l’auto-école. L’été approche, le travail nous fait un signe de la main, il est temps.

Il faut savoir que tout s’apprend en même temps à Marrakech. La théorie, la pratique et tout ce qu’il y a entre les deux. Qu’à cela ne tienne, nous sommes parés. Un petit coup d’œil sur les cours informatisés, quelques règles et panneaux en tête et nous voilà dans la voiture. Enfin la voiture… Une petite Fiat Uno qui revient forcément de Libye, vu son état de dégradation avancée. Au moins, pas de scrupules à faire n’importe quoi avec.

Nous pensions bêtement que notre 1er cours de conduite se limiterait à : « ça c’est les clignotants, voilà les phares et la ceinture, à droite l’accélérateur, au centre le frein et à gauche, ton pire cauchemar de débutant ».

Si seulement.

Au lieu de ça, le moniteur nous conduit sur le boulevard Mohamed VI lequel, comme son nom laisse présumer, est un grand grand grand boulevard. Il stationne près du trottoir de droite et nous demande tout naturellement de prendre la place du conducteur et de régler notre siège, rétro, etc. Nous jubilons. Il nous demande ensuite de démarrer. Ok… Puis de mettre notre clignotant à gauche. Oui… De passer la 1ère en embrayant, d’accélérer doucement et de lâcher l’embrayage en tournant le volant à gauche et en vérifiant que personne n’arrive derrière. MAIS POURQUOI FAIRE !!!

Le mec est malade, il veut que nous conduisions parmi les autres gens normaux (enfin…) comme si nous avions fait ça toute notre vie, normal quoi. CA VA PAS NON ?! Nous croyions avoir préciser que nous n’avions jamais conduit auparavant !!!

En moins de temps qu’il ne nous a fallu pour dire ça, nous voilà lancer sur la route, volant en main, tranquille, manquerait plus que la radio et on s’y croirait. Nous conduisons. Si si c’est possible. Cool… Après un petit tour de la ville par ses grandes avenues, nous voici sur un parking. D’autres voitures d’auto-école sont là. Des piquets en fer se dressent un peu partout. Mon moniteur se met en tête de nous apprendre à faire un créneau, une marche arrière et un stationnement entre 2 voitures. C’est ce qui est demandé à l’examen. Et c’est ce qu’il compte nous apprendre, ni plus, ni moins.

Ah d’accord… et tout le reste ? Démarrage en côte ? Conduite sur l’autoroute ? Stationnement entre autre chose que des piquets ? Ah ce n’est pas au programme donc pas besoin d’apprendre. Eh bien, ça promet…

Nous ne sommes pas du genre contrariant. On verra ça plus tard. Pour l’heure, il nous faut nous familiariser avec les petits scotchs rouges répartis un peu partout dans la voiture, à l’intérieur bien sûr, afin de nous repérer lors des stationnements prévus à l’examen. Pourquoi pas. On n’aura plus qu’à mettre les mêmes dans notre propre voiture. Et toujours en avoir dans notre sac à main au cas où nous soyons amenés à en conduire une autre.

Quand nous nous enquérons de savoir comment se déroulera ce grand jour d’examen, une simple et courte réponse :

« Y a que ça ».

Euh, c’est-à-dire ?

« Créneau, stationnement, marche arrière. Un petit tour dans le quartier pour voir si tu sais démarrer et freiner et c’est régler. »

Pas de quoi s’énerver effectivement. Mais quand même. Notre conscience fait que nous ne pouvons pas acquérir ce permis sans un minimum de connaissance et de maîtrise. Quand même, ça pourrait être dangereux, non ? Oh, encore un grand moment de solitude… Car nous sommes bien les seuls à penser ça.

Et le jour J, forts de nos dizaines d’heures supplémentaires de conduite monnayées à l’auto-école, après une heure d’entrainement à l’aube sur le circuit d’examen, nous voilà prêts.

Quand l’inspectrice arrive, le soleil est au zénith. Non, la ponctualité n’est toujours pas d’actualité. À moitié cramés et assoiffés, nous défilons devant elle, nous pauvres candidats, pour effectuer la 1ère partie d’examen. Sans trop de difficultés, évidemment. Puis c’est le moment de la balade en tête à tête avec elle, dans le quartier semble-t-il.

Et là, chose incroyable mais vrai, l’examinatrice monte dans la 1ère voiture, fait 20mètres et descend. Nous nous disons : «  le pauvre, il a du faire une faute grave, il ne l’a pas eu »

Puis elle monte dans la deuxième voiture. Même scénario. Troisième voiture : idem. Elle monte dans la notre : « Allez-y, démarrez, tournez à droite, arrêtez-vous ici. C’est parfait, merci, au-revoir. »

Et nous avons eu notre permis…

Qui veut monter en voiture avec nous ?

19 avril, 2011

Alors on bouge…!

Classé dans : Chroniques du bled — cieamalhadrami @ 0:54


Avec le temps, on a finit par trouver ça normal. Ça fait partie de notre paysage quotidien.

Les palmiers, le soleil, la graisse.

Pas celle du mouton, bien sûr, celle des filles bien en chair qui offrent à la vue de tous, leurs attributs de femelle en quête de rêve. Ici, les rondeurs, la peau, la chair, la flasque attitude des corps, n’ont rien de honteux. Et on n’essaie pas de les enjoliver par des parfums d’orient et de les faire reluire en les enduisant d’huiles essentielles. Pas de poésie, que du cru.

Et ce n’est pas comme si les femmes marocaines manquaient de formes. Ici, à 12ans, les filles ont plus de seins et de hanches que la majorité des françaises n’en auront jamais. Des cheveux à ne plus savoir quoi en faire et de la féminité à revendre.

Quoi de plus anodin donc à pousser la porte d’une boîte de nuit à la mode et d’y trouver exposer comme sur l’étal d’un boucher tous ces morceaux de barbaque débordant de tous les côtés. C’est simple, tout le monde porte du 38. Du coup, un bout de ventre par ci, une fesse par là et deux mamelles de l’autre côté. Le tout moulé dans des bouts de tissus d’un goût exquis variant du vinyle fuchsia au lycra léopard.

Clairement, nous dénotons dans ce décor des 1001nuits. Peu importe. Nous dansons. Nous sommes là pour ça après tout. Même si on ne sait pas trop pourquoi les autres viennent ici, nous voulons danser.

Une poupée nous pousse en passant. Par derrière. Comme nous avons omis de prendre nos rétroviseurs, nous ne l’avions pas vu arriver. Nous aurions pu la sentir, c’est vrai, mais le mélange d’odeurs nauséabondes est si fort que nous avions déjà perdu notre sens de l’odorat.

Et de se retourner. Et de nous dévisager. Et de nous imaginer en train de la balancer par-dessus la rambarde. Et de nous contrôler.

« Ben quoi, je danse, c’est normal que je bouge non ? », connasse. Elle pensait peut-être que son aura ferait stopper tous ceux qui croiserait son passage afin qu’ils puissent baver devant sa silhouette de rêve. Avons-nous défié la loi de la nature en ne répondant pas à l’appel ?

Elle ne voudrait pas qu’on bave sur elle, c’est certain, trop d’œstrogène et pas assez d’euros. Elle ne peut décemment pas non plus nous ressentir comme une concurrente ; il est clair que nous ne jouons pas dans la même cour. Alors quoi ?

Pas d’animosité envers elle, après tout, ça la regarde, ici tout le monde se côtoie, tout le monde vit ensemble, il y en a pour tous les goûts et pour tous les porte-monnaie. C’est glauque, c’est sûr, mais des fois la vie, c’est glauque. Et ça, c’est de la phrase.

7 mars, 2011

Commentaire de Didier en réponse à L’esprit d’Avignon sur son article « PIQURE DE RAPPEL : L’Islam est incompatible avec les droits de l’homme »

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 14:13

http://lespritdavignon.wordpress.com/2011/03/01/piqure-de-rappel-l%E2%80%99islam-est-incompatible-avec-les-droits-de-l%E2%80%99homme/#comments

Un droit de réponse s’impose, si vous me le permettez et je vous en remercie d’avance.

Cher » espritdavignon,  » par pitié, ne mélangez pas tout . Vous avez réussi à créer le buzz comme on dit, sur l’islam, car malheureusement c’est un sujet « bankable » et mon intervention sur votre site n’est pas en réaction mais en correction au sens académique du terme, entendons-nous bien; sur un sujet qui mérite un peu mieux que de l’amateurisme journalistique du moins s’ il seréclamait comme tel, bref un peu d’arôme et de douceurs orientales dans votre tajine…un peu particulier. Justement, un peu aussi d’esprit et de subtilité dans votre titre et vos commentaires car il est trop facile de dire que dès lors qu’on parle d’islam, voilà mohamed et ahmed qui déferlent comme l’écume des vagues ou cabrés sur leur scooter débridé.

Par pitié, ne mélangez pas tout: « révolution », « religion », »obscurantisme », « démocratie » et « Islam », les événements que nous vivons actuellement de manière directe ou indirecte, n’ont aucun lien avec la religion ou l’islam; et puisque vous savez presque tout de l’islam, du moins en couleur pourpre, pourquoi n’a-t-on pas vu venir « les révolutions » de printemps et de jasminpourtant de couleurs plus claires. De cet islam qui a été instrumentalisée par moubarak, khadafi, ben ali, salah… les frères musulmans, les wahabistes, le hanbalisme, jama ‘a islamia… et consorts uniquement pour la prise de pouvoir, vous n’avez retenu que le mot « islam »; dans ces pays ou l’islam n’est même pas religion d’Etat, car ce sont des pays d’influence soviétique. Et je concède, ces dirigeants ont dupé tt le monde, vous, moi sauf leur peuple. Quand ds ces pays on parlait de liberté, de paix. En france et ailleurs, on parlait d’islam, d’intégrisme, et vous rejouez aujourd’hui la même symphonie… inachevée , et que bien évidemment l’enfer c’est toujours mieux quand c’est les autres.

Par pitié, ne mélangez pas: un auteur aussi brillant soit-il, comme taslima, (prix nobel ne veut pas dire « noblesse ») qui occulte à elle seule la formidable floraison des littérateurs arabes, perses, femmes et hommes d’hier et d’aujourd’hui sans prix, ni gloire et qui ont condamné avec subtilité et force non pas l’islam, mais les dérives des hommes au nom de cet islam et que vous ne connaissez pas et que vous ne connaitrez sûrement jamais pour la simple et bonne raison qu’on a jamais voulu les traduire car pas assez représentatifs-ves, pas assez spectaculaires, pas assez… j’ose le mot… occidentalisé(és), ou ethnocentr-alisé(es) vers l’occident, DONC PAS VENDEURS.

Par pitié, ne rentrez pas dans cette forme d’inquisition démagogique trop à la mode et mercantile pour stigmatiser une religion plus qu’une autre, au tort qu’elle réfléchit un peu trop la lumière en ces temps heurtés où il n’y à même presque plus de lumière, pour personne d’ailleurs. La réalité de cette religion ne se résume pas à ce que des barbus ou des burquistes ou des taslima nassreen vous renvoie comme image, pieuse ou iconoclaste, car au final c’est la crainte.. qu’on vous vend et voyez comme ce serait trop simple… de l’esprit (puisqu’il est question d’esprit dans votre blog), et j’irai plus loin chers amis du blog, de la hauteur d’esprit, enfin quoi! l’esprit critique doit être mis non pas à la contradiction systématique des sources médiatiques, et d’information mais à la compréhension politique et sociologique de ce dont on croit savoir parler… l’islam; lire tasleema nassrine (pour l’avoir lue et relue) ne nous apprend rien autrement qu’ il est des hommes et des femmes aussi bêtes que le cours millénaire du Gange, comme partout ailleurs dans le monde.

Mes chers amis, Ca demande plus qu’un article, plus qu’une tribune, je vous assure, plus qu’un livre, ça demande un effort bien plus difficile que la simple dénonciation, ou la diatribe ou le pseudo-manifeste et si vous aviez raison, et ô combien je vous le souhaite, et je vous donnerais mille fois raison car j’entends votre voix et la partage en partie…hélas, votre blog ne suffirait pas, vos voix ne suffiraient pas, vos convictions ne suffiraient pas, votre honnêteté ne suffirait pas, votre indignation ne suffirait pas, votre colère ne suffirait pas.. pour la simple et bonne raison qu’un proverbe arabe résume tout: « celui qui ne te connait pas, ne t’améliore pas ». Ici le verbe « connaître » est employé au sens philosophique du terme, à savoir le regard qui manque de jugement et de lumière par trop insuffisant de connaissance de l’autre.

Enfin par pitié, s’il vous plait, et je vous en conjure… lisez, lisez non pas au nom de Dieu, ou de montesquieu, d’aristote, saint-thomas d’Aquin, ou de saint-Augustin, d’avéroes, ou de voltaire, mais au nom de la liberté intellectuelle, non celle qui nous est étalée, de fait ds les journaux, les magasines sans effort hormis l’appoint que nous faisons, mais celle qu’on va chercher, celle qui nous fait douter, celle qu’on redoute, celle qui nous gêne, parce qu’elle est difficile, parce qu’elle ne ressemble pas à la réalité… des médias, ou de paul-pierre-jacques ou à ce que peuvent en dire les politiques tous avisés qu’ils sont; mais celle dont on se saisit personnellement par la lecture, par l’effort d’altérité…non vers le « mohamed » et l’ « ahmed » folklorique du quartier, mais vers l’histoire, la littérature arabe, la pensée arabe, la culture arabe, la langue arabe, le(s) religion(s) arabes, voilà le mot est dit… car il n’y’a pas un Islam, chers amis, mes des Islams, si vous avez compris ça, vous aurez tout compris du monde arabe; bien plus que vous n’ apprendriez en lisant la traduction du ‘bengladi’ des oeuvres de taslima qui n’est pas arabe, et qui n’écrit pas en arabe; elle dénonce et c’est tt à son honneur, l’intégrisme et l’obscurantisme religieux qui n’est pas du fait de la religion islamique mais des pratiques tribales, de castes sous couvert de religion, là, est la différence, comme vous découvrirez que la laïcité n’a pu être rendu possible non par opposition ou réaction à la chrétienté, mais par distinction uniquement de la sphère publique, de la sphère privée par trop bigarrée.

chers amis, merci de m’avoir lu et de m’avoir offert votre site comme tribune. Vive la liberté (de Droit), vive la démocratie et la paix des peuples.

DE

27 février, 2011

Marrakech: avant, pendant, après?

Classé dans : Chroniques du bled — cieamalhadrami @ 15:53

4831161757fc4a70070b.jpg344564dsc0848520022011153220.jpgnormal1265361483827f.jpg

Qui n’a pas écrit, qui n’a pas parlé des évènements survenus ces derniers temps dans le monde arabe?

Nous avons préféré garder le silence quelques temps, ne pas juger trop vite, ne pas s’emballer, attendre de nous faire une idée. Mais aujourd’hui, nous recevons des appels d’amis à l’étranger, inquiets de la situation, inquiets pour notre sécurité. Nous ne comprenons pas.

Pour eux, il est temps de faire le point.

Après l’Algérie, la Tunisie, l’Egypte, le Yémen et maintenant la Lybie, tous se demandaient si le Maroc suivrait. Ça se confirme, le Maroc n’est pas un pays comme les autres.

Il n’est pas dirigé par des militaires. Son peuple ne se mobilise pas pour les élections. Son peuple ne meurt pas de faim. Son peuple ne veut pas renverser le régime.

Mais il a des revendications sociales et économiques légitimes. Alors il se saisit de l’occasion pour descendre pacifiquement dans la rue.

Nos yeux et nos oreilles nous rapportent une population qui aime son roi. Elle ne veut pas lui ôter son pouvoir. Elle veut des réformes dans le gouvernement, de nouvelles dispositions semble-t-il. Elle veut une véritable monarchie constitutionnelle. Certains scandent même le terme de démocratie.

Mais seulement un tiers des marocains votent. Comment exiger une démocratie si le premier moyen qui est donné au peuple pour choisir ses gouvernants n’est pas utilisé ?

Le roi est en colère. Car certains ont voté. Les partis ont pris des sièges au gouvernement. La majorité a pris des mesures. Si les gens veulent du changement, il faut d’abord aller aux urnes.

Certes. Mais combien d’analphabètes ? Combien de personnes préoccupées par leur prochain repas ? Combien vivant dans l’opulence sans se soucier de l’avenir ?

Dans la rue, la situation est complexe. Chacun tire la couverture à soi. Certains manifestent pour avoir du travail, d’autres une meilleure retraite, d’autres pour manifester leur soutien au roi, d’autres pour se plaindre de la police, d’autres du gouvernement. En fait, on ne sait pas trop ce qu’il se passe.

En marge, bien sûr, ceux qui ont toujours rêvé de porter des fringues Zara ou Guess et cassent les vitrines pour repartir avec un mannequin sous le bras. Dans une ruelle, un garçon revend les pièces volées à un quart de leur prix initial.

Il y en a un autre qui saccage une agence de voyage parce qu’il vient de se faire virer.

Un groupe s’en prend au MacDo, symbole de débauche et du capitalisme américain.

Les chauffeurs de taxi rêvent d’écraser tous ces jeunes qui font fuir les touristes.

Les salariés restent coincés dans les embouteillages.

Les femmes ont peur de sortir de chez elles parce qu’on ne sait jamais.

Et il y a ceux qui n’ont même remarqué qu’il y avait un problème.

Puis le roi est venu à Marrakech. Les rues ont été nettoyées. Les employés du service public emplissent les rues et font semblant de travailler. Ici et là, des policiers qui ont ordre de ne rien faire. Parfois, des militaires postés au bord de la route pour la sécurité du roi. Une troupe de bonnes femmes assises qui attendent de le voir passer pour l’acclamer.

On dirait que tout est sous contrôle. Le roi reprend les choses en main. Changement de 1er ministre, nouvelles têtes au gouvernement, réponse positive aux revendications, nouveau projet économique et social…

Pourtant, quelques manifestants réclament encore…quelque chose… malgré toutes les réformes. Apparemment, une porte s’est ouverte et tout le monde commence à faire la liste des cadeaux de Noël. Le roi a l’air de bonne humeur, c’est le moment de négocier.

Mais ce n’est pas si simple. Aujourd’hui, la police encadre les manifestations. Ne pas les laisser saccager à nouveau le centre ville.

Quelle sera la prochaine étape ?

Le printemps est arrivé en même temps que le roi. Il fait beau, chaud et ça sent bon les vacances. Bientôt, les cœurs vont s’adoucir et les esprits s’apaiser. Ce n’est qu’une question de temps. Bientôt, Marrakech se videra de sa colère dont personne ne veut plus pour arborer un sourire printanier.

Le roi ne veut pas d’émeute. Le roi ne veut pas de sang. Il ne veut pas faire fuir les touristes. Il ne veut pas être destitué. Il veut satisfaire son peuple et lui donnera ce qu’il veut pour que les rues retrouvent leur sérénité.

Y parviendra-t-il ?

23 février, 2011

Nuit noire

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 0:20

Nous sommes énervés. Non. Nous sommes dégoûtés. Non. Ce n’est pas ça. Nous sommes tristes ? Non. Nous sommes déçus. Oui c’est bien ça. Déçus. C’est une sacrée sensation d’être déçu. Un mélange indescriptible de plusieurs sentiments. Un espoir qui s’envole, un rêve qui s’évapore, une réalité blessante, une colère profonde. On a mal au ventre, on n’a plus d’appétit et on sent que derrière tout cela des litres et des litres de larmes sont prêts à déverser leur flot. Il y a quelque chose de rageant et de pathétique dans la déception. On n’a pas envie de se résigner et pourtant les faits sont là, dressés devant nous comme le bras d’un nazi. Incontournables. On se demande comment on a pu être si naïf. On cherche une lueur quelque part mais rien. Nuit noire. Déçu par l’autre, déçu par soi-même. Ça va de paire. On prend des résolutions qu’on sait parfaitement qu’on ne tiendra jamais. On se dit que c’est la dernière fois et puis le plus souvent, on recommence. C’est notre nature d’espérer, de croire et de rêver. On a beau être cynique, on a beau avoir vu les pires horreurs, on a beau savoir ce qui nous attend, on prie toujours pour que le happy end arrive. Et quand tout tourne mal, on se dit qu’on aurait du s’y attendre, on se dit qu’on s’y attendait d’ailleurs mais qu’on aurait aimé que cette fois, cette fois seulement, ça finisse autrement. La condition d’être humain est une réponse en soi. Le bonheur s’accompagne de souffrance et vice versa. Vouloir être l’exception ne changera rien. Notre destin est tout tracé. Des hauts, des bas. Profiter des hauts, se dire que les bas sont éphémères. Et vivre. Absurde ? Oui. Mais réaliste.

24 janvier, 2011

« Crrrrc! Aïe mon dos! »

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 22:22

mauxdos.jpg

Nous regardions un film. Quoi de plus anodin nous direz-vous… c’est aussi ce que nous pensions. Puis le film s’est terminé ; il était grand temps de nous lever. Nous mettre debout, sortir de notre torpeur, reprendre contact avec la réalité. Notre réalité.

Nous lever. Action que nous exécutons chaque jour. Plusieurs fois par jour même. Mais cette fois, alors que notre colonne vertébrale était presque déroulée, nos genoux presque allongés, une douleur aigüe est venue stopper notre course vers le redressement. Une douleur vaguement localisée vers l’omoplate droite.

M…. c’est le mot qui convient.

Et nous voilà coincés. C’est tout ce qu’il nous manquait. Et pour une raison obscure, notre premier réflexe est de tenter tous les mouvements possibles et inimaginables afin de constater l’ampleur des dégâts. Et plus nous bougeons, plus ils se font grands. Une série de « aïe » et autres onomatopées du genre s’en suit pour se terminer par un long et déprimant soupir de renoncement.

L’évidence est là. Nous sommes coincés. Après avoir essayé de chauffer le muscle manuellement, être resté 30min sous un jet de douche bouillant et pris des anti-inflammatoire, après une nuit de demi-sommeil allongés sur le dos, force est de constater que nous sommes impuissants face à cette résistance que notre corps nous oppose.

Un corps en piteux état. Enfin, jusque là, on n’avait pas eu trop à se plaindre surtout qu’on trouvait ça normal, que tout fonctionne correctement. Des soucis avec son enveloppe corporelle, on n’est pas censé en avoir trop jeune. Ce n’est pas comme les douleurs de l’âme qui dès le plus jeune âge ont investi les lieux.

Une chose positive à noter : personne n’est là pour ricaner devant l’incongru de la situation. Nous n’arrivons même pas à nous asseoir décemment. Sans trop réfléchir, notre corps cherche le chemin vers le sol le moins douloureux et à l’évidence, sans prendre en compte le côté esthétique du mouvement en lui-même. Pour être clair, on est ridicule mais ça reste entre nous.

Enfin, nous pouvons souffler un peu. Les longues minutes consacrées au réinvestissement de notre lit encore chaud nous ont éreintés. Il est temps de récupérer un peu. Mais nous n’avons plus sommeil malgré l’heure matinale et le froid de canard à l’extérieur. Nous annulons nos rendez-vous et nous nous plongeons dans une réflexion profonde laquelle, nous espérons, nous fera glisser au pays de rêves. Malheureusement, notre cerveau tenu en éveil par une douleur bien cachée mais toujours présente refuse de lâcher prise.

Et c’est parti pour un tour de questions existentielles, nous qui sommes en fin de compte si peu de chose. Un point douloureux dans le dos et c’est toute notre mobilité qui disparaît. Rien que l’idée d’attraper notre téléphone nous paraît insurmontable. Sans notre corps, nous ne sommes plus rien. Si, nous pouvons encore écrire mais la position est inconfortable, il faut bien l’avouer. Nous pouvons aussi écouter de la musique, lire, regarder un autre film qui peut-être aura l’effet inverse mais encore une fois, rien que la pensée d’avoir à nous lever à nouveau nous file des sueurs froides.

Oui, c’est vraiment très douloureux et nous ne sommes pas une chochotte.

C’est à cet instant que nous réalisons à quel point nous aimons écrire, mais à quel point aussi, nous aimons danser. Quelle poisse. Que ferons-nous quand notre corps ne suivra plus ? Nous contenterons-nous de regarder les autres faire ? Nous contenterons-nous d’écrire ? Rien n’est moins sûr, nous avons toujours fait les deux. Et un jour viendra où les mots remplaceront le mouvement. Juste au cas où, précisons que nous ne sommes pas pressés. Juste au cas où.

16 janvier, 2011

Une petite douche… brûlante?

Classé dans : Devisons un peu — cieamalhadrami @ 23:48

pommeaudedoucheled30euros.jpg

Nous avons pris une douche chaude. Bien chaude. Oui, c’est le genre de choses qui nous arrivent parfois. Passionnant nous direz-vous. Vous ne croyez pas si bien dire.

Pourquoi cette envie subite si ce n’est la nécessité évidente d’être propre et surtout de sentir le propre. Certains ressentent parfois le besoin de faire la vaisselle. D’autres du rangement et d’autres encore un jogging. Nous c’est la douche chaude. Plus que chaude même, brûlante.

La sensation de l’eau qui coule dans nos cheveux, sur notre visage, sur notre corps tout entier. Une caresse chaleureuse, rassurante ; impression de bien être. Notre peau froide frissonne à son contact comme à celui du tout premier baiser. De la première étreinte.

L’eau coule. Elle emporte avec elle tous ces mots qui tournent sans cesse dans cette boite ovale qui nous sert d’unité centrale. Enfin, nous arrêtons de penser. Nous goûtons à cet instant doux et éphémère, un instant que notre corps réclame quand la pression monte, que la tension est à son comble. Soulagement.

Si nous avions la métaphore facile, ce qui est certainement le cas, nous pourrions dire que cette eau claire lave notre noirceur, nous débarrasse d’une négativité dont nous n’avons pas besoin ou plutôt que nous n’avons pas envie de porter plus longtemps. Nous lave de nos angoisses qui glissent les unes après les autres pour s’évanouir dans les ténèbres des égouts.

La réalité est tout autre. Elles sont toujours là et nous dirions même que nous les distinguons dans toute leur unité. Alors que nous naviguions dans le brouillard, la vapeur qui nous enveloppe maintenant nous révèle les maux qui nous assaillent d’une manière plus claire. Leur contour précisément défini apporte à notre esprit la sérénité. Nous savons ce que nous avons devant nous et nous pouvons trouver le moyen d’y faire face.

Au contact de cette eau brûlante, notre sang devient plus liquide, plus rapide, plus dynamique. Tous nos sens sont en éveil, prêts à agir. À réagir. Qui a dit que les douches chaudes tiraient vers le sommeil ? Notre cœur bat vite et ce n’est certes pas une invitation à se glisser dans les bras de Morphée.

Une douche chaude. Un visage à l’inconnu. Instinct de survie.

Page suivante »